En bref
- Les 5 saisons arrivent sur Netflix
- Falling Skies retrouve enfin un public
- Son final reste un vrai atout
Les cinq saisons de Falling Skies sont désormais disponibles sur Netflix. Et pour une série restée longtemps hors des radars du streaming, ce n’est pas un détail.
Une série enfin visible d’un bloc
Diffusée à l’origine sur TNT entre 2011 et 2015, Falling Skies n’a jamais vraiment profité d’une seconde vie confortable. Là, tout revient d’un coup, et ça change la donne. Une série feuilletonnante, pensée sur plusieurs saisons, se juge rarement bien quand elle reste morcelée ou introuvable.
Derrière elle, on retrouve Steven Spielberg à la supervision, avec Robert Rodat, son complice sur Il faut sauver le soldat Ryan. Ce pedigree se sent assez vite, pas dans l’esbroufe, plutôt dans la façon de tenir un récit de guerre à échelle humaine.
L’après-invasion, côté résistance
Le point de départ reste simple et efficace. Six mois après une invasion extraterrestre qui a presque anéanti l’humanité, un professeur d’histoire devient l’un des visages de la résistance. Ce rôle, Noah Wyle le porte avec une vraie solidité, sans surjeu, ce qui aide beaucoup quand tout autour peut basculer dans le spectaculaire.
La série parle évidemment de survie. Mais pas seulement. Elle s’intéresse aussi à la manière dont un groupe cassé tente de se réorganiser, de tenir, de garder un cap. C’est là que l’aspect humain prend le dessus sur la pure invasion alien, et clairement c’est ce qui lui donne encore de la tenue aujourd’hui.
Pourquoi elle vieillit mieux que prévu
On pense forcément à The Walking Dead, à Snowpiercer ou à The 100. Même décor mental, en gros, une humanité fragmentée dans un monde abîmé. Sauf que Falling Skies garde un ton un peu plus chaleureux, presque plus obstiné que désespéré.
À sa sortie, certains lui reprochaient une chaleur un peu tiède, ou des personnages parfois moins bien servis au fil des saisons. Avec le recul, le jugement paraît plus sévère que nécessaire. Le scénario tient plutôt bien sur la durée, le casting reste convaincant, et surtout la série a une vraie fin. C’est rare. L’arrêt ayant été annoncé à l’avance, l’équipe a pu construire un dénouement pensé comme tel, au lieu d’une sortie bricolée.
Le timing Spielberg n’a rien d’anodin
Ce retour tombe au bon moment. Steven Spielberg prépare en effet Disclosure Day, son prochain projet de science-fiction, après huit ans loin du genre. Pour un cinéaste associé à E.
T. et aux récits d’invasion, le lien saute aux yeux.
Du coup, revoir Falling Skies maintenant a quelque chose d’assez logique. La série n’a peut-être jamais été un mastodonte, mais elle tient mieux que pas mal de productions plus commentées à l’époque.
Vos questions, nos réponses
Falling Skies est-elle une série terminée ?
Oui. Les cinq saisons racontent une histoire complète, avec une conclusion écrite en tenant compte de la fin programmée de la série. Pour le spectateur, c’est un vrai confort, surtout dans un genre où beaucoup de shows s’arrêtent sans vraie fermeture.
Faut-il aimer les séries post-apocalyptiques pour y entrer ?
Pas forcément. La base est bien celle d’un monde dévasté après une invasion, mais la série repose aussi sur la dynamique d’un groupe, sur la résistance et sur des personnages qui essaient de rester debout. Si vous cherchez d’abord de l’humain, elle a des arguments.
Quel rôle joue exactement Steven Spielberg dans la série ?
Il en assure la supervision, ce qui ne veut pas dire qu’il en signe chaque épisode, mais son empreinte est là dans la tonalité générale. La série a été créée par Robert Rodat, avec cette même idée d’un grand récit de crise vu à hauteur d’hommes.
Pourquoi son arrivée sur Netflix compte autant ?
Parce qu’une série longtemps indisponible en streaming redevient soudain facile d’accès. Et pour une fiction construite sur la durée, pouvoir tout enchaîner sur une seule plateforme permet souvent de la redécouvrir dans de meilleures conditions.