Doctor Who : le Maître, miroir tordu du Docteur

Image d'illustration. Doctor Who BBC / PR-ADN
Il y a 55 ans jour pour jour, une figure emblématique de la série Doctor Who entrait en scène : l’un des adversaires les plus redoutables du Docteur faisait sa première apparition, marquant un tournant dans l’histoire de ce programme culte.
Tl;dr
- Le Maître, antagoniste emblématique de Doctor Who, fête ses 55 ans depuis sa première apparition en 1971 dans « Terror of the Autons ».
- Depuis Roger Delgado, dix acteurs ont incarné ce Seigneur du Temps rebelle, chacun apportant une nouvelle facette malicieuse et inquiétante.
- Toujours réinventé, y compris en version féminine, le Maître reste un adversaire central et fascinant, miroir et défi du Docteur.
Un anniversaire marquant pour un adversaire mythique
Dans l’univers foisonnant de Doctor Who, rares sont les antagonistes qui parviennent à traverser les décennies sans perdre de leur aura. Pourtant, le Maître, introduit il y a exactement 55 ans, demeure l’un des plus grands cauchemars du Docteur et des téléspectateurs. C’est le 2 janvier 1971, lors de la diffusion du tout premier épisode de « Terror of the Autons », que le public fait connaissance avec ce personnage énigmatique et manipulateur, interprété par le talentueux Roger Delgado. Sa première manigance ? Tenter d’orchestrer l’invasion de la Terre par les terrifiants Autons, sous les yeux médusés du troisième Docteur (Jon Pertwee) et de sa complice, Jo Grant.
L’héritage complexe d’un Seigneur du Temps rebelle
Difficile d’évoquer la carrière du Maître sans s’arrêter sur l’impact indélébile laissé par Roger Delgado, qui aura incarné ce rôle sombre au fil de 37 épisodes avant qu’un accident tragique ne mette un terme à son parcours en 1973. Sa disparition marqua d’ailleurs le départ précipité de Jon Pertwee la saison suivante. Depuis, dix comédiens ont relevé le défi de lui succéder, chacun offrant une facette inédite au personnage. Parmi eux :
- Peter Pratt et Geoffrey Beevers, versions décharnées du Maître mourant.
- Anthony Ainley, dont l’interprétation machiavélique dans les années 1980 marque toute une génération.
Métamorphoses et héritages contemporains
Au fil des années, le Maître n’a cessé de se réinventer. Son retour fracassant en 2007 aux côtés du dixième Docteur (David Tennant) s’illustre notamment par l’audace scénaristique : d’abord humain sous les traits du professeur Yana (Derek Jacobi), il se régénère bientôt en une incarnation devenue culte avec John Simm. Ce dernier pousse même la malice jusqu’à devenir Premier ministre ou à tenter d’effacer toute humanité sur Terre ! Les temps modernes offrent également une première version féminine grâce à la « Mistress » (Michelle Gomez) puis une nouvelle incarnation avec Sacha Dhawan, face à la treizième Docteure (Jodie Whittaker). Chacune de ces figures prouve que, loin de s’essouffler, le Maître reste un adversaire incontournable, toujours prêt à défier la mort.
L’éternel rival : moteur narratif de Doctor Who ?
Impossible enfin d’ignorer l’influence considérable du Maître sur l’univers étendu de la série. D’année en année, ce Seigneur du Temps renégat continue d’alimenter théories et débats passionnés parmi les fans. Face aux monstres emblématiques que sont les Daleks, les Cybermen ou encore les Sontariens, il conserve une place singulière : celle d’un miroir tordu mais fascinant pour le Docteur… et peut-être bien son plus grand défi.