En bref
- The Rip relance le polar tendu sur Netflix
- Sabotage propose une version plus brute
- Arnold Schwarzenegger mène une équipe du DEA
Si « The Rip » vous a laissé avec une envie de polar encore intacte, Netflix a déjà une suite officieuse toute trouvée. Pas une suite narrative, non. Une suite d’humeur. Avec « Sabotage », le service de streaming aligne un thriller beaucoup plus rugueux, beaucoup moins contrôlé, mais franchement cohérent si vous cherchez à prolonger la décharge d’adrénaline.
Un relais bien plus frontal après « The Rip »
Le succès de « The Rip » tient à sa plongée dans une équipe tactique antidrogue, sur fond de lutte contre des trafiquants. Le film porté par Matt Damon et Ben Affleck joue la carte d’une noirceur dense, presque étouffante par moments, mais il garde son cap. Résultat, on en sort avec l’envie de rester dans ce registre.
C’est là que « Sabotage » entre en scène. Le film de David Ayer ne cherche pas la même tenue ni la même sophistication. Il préfère l’impact immédiat, les coups de force, les dérapages. Et pour pas mal de spectateurs, ça peut suffire.
Un casse, un cartel, puis tout part en vrille
Sorti en 2014, « Sabotage » place Arnold Schwarzenegger à la tête d’une unité du DEA. Avec lui, on retrouve aussi Sam Worthington, Terrence Howard et Mireille Enos. Le point de départ est simple, presque trop simple, et c’est aussi ce qui fait tourner la machine.
L’équipe vole dix millions de dollars à un cartel. Puis tout déraille. La mission bascule dans une spirale de violence, avec un scénario qui ne s’embarrasse pas de détours. Le casse devient carnage, la tension monte vite, et le film mise sur une énergie brute plus que sur le réalisme. Clairement, on est dans le polar musclé assumé.
Mal reçu, mais taillé pour les fans de polar musclé
Le paradoxe est là. « Sabotage » n’a pas été porté par la critique, loin de là, avec 21 % sur Rotten Tomatoes. Au box-office, même histoire, environ 16 millions d’euros (18,4 millions de dollars) de recettes pour un budget presque deux fois supérieur.
Mais cet échec n’empêche pas le film de garder un certain attrait. Les explosions sont nombreuses, les affrontements frontaux, les rebondissements frénétiques. Chaque membre de l’équipe pousse sa caricature avec un vrai sens du spectacle, et Arnold Schwarzenegger retrouve cette présence rugueuse qui rappelle ses années les plus efficaces. Face à la noirceur plus travaillée de « The Rip », « Sabotage » paraît cabotin, oui, mais ce côté excessif fait aussi son intérêt sur Netflix.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi comparer « Sabotage » à « The Rip » ?
Parce que les deux films jouent sur un socle proche, celui des équipes engagées dans la lutte antidrogue et des ambiances de polar tendu. La différence, c’est le style. « The Rip » travaille davantage sa noirceur, là où « Sabotage » fonce plus vite vers l’action pure.
Le film de David Ayer a-t-il été un succès ?
Non. Les chiffres cités donnent plutôt l’image d’un revers, avec une réception critique faible et des recettes très modestes par rapport au budget. Mais ce genre d’échec peut aussi nourrir une petite réputation culte chez les amateurs du genre.
Qu’est-ce qui peut plaire malgré ce mauvais accueil ?
Son exécution sans filtre. Le film avance vite, ne cherche pas à lisser ses excès et assume un plaisir très frontal. Si vous aimez les thrillers d’action qui privilégient la tension immédiate au réalisme, il a un vrai argument.
Quel rôle joue Arnold Schwarzenegger dans l’intérêt du film ?
Il compte beaucoup. Sa présence donne au film une texture plus physique, plus sèche aussi. Dans « Sabotage », il ne joue pas la retenue et c’est précisément ce qui colle à l’esprit du projet.