En bref
- Quatre RPG classiques sortent du lot
- Baldur’s Gate reste la référence implicite
- Divinity: Original Sin impressionne déjà
On pensait le RPG à l’ancienne rangé dans un coin de mémoire, avec ses longues quêtes, ses systèmes touffus et ses combats qui demandent un peu plus qu’un bon réflexe. Raté. Plusieurs jeux à venir assument justement cet héritage, et pour ceux qui regardent encore vers Baldur’s Gate avec une vraie tendresse, il y a de quoi relever la tête.
La demande est simple, au fond. Retrouver des jeux occidentaux plus denses, plus écrits, plus généreux dans leurs mécaniques. Pas forcément modernes dans leur habillage, mais solides là où ça compte.
Le retour des gros RPG qui misent sur le fond
Parmi les titres à garder à l’œil, Dragon Age: Inquisition revient presque naturellement dans la discussion. L’attente tient à une idée très précise, retrouver la qualité du premier épisode. C’est ambitieux, et c’est aussi ce qui rend le jeu intéressant. Il ne s’agit pas juste d’un gros nom, mais d’un test grandeur nature pour voir si la formule peut renouer avec ce qui faisait sa force au départ.
Autre cas, beaucoup plus frontal côté nostalgie, Wasteland 2. Là, on touche au RPG post-apocalyptique qui revendique ses racines sans détour. Vue de trois-quarts, filiation évidente, et surtout la promesse d’un retour pour une série vue comme un chef-d’œuvre du genre. Si vous cherchez le parfum du vieux PC RPG, c’est sans doute le nom le plus parlant.
Entre post-apo et fantasy, quatre noms ressortent
Côté fantasy, deux jeux ressortent clairement, Pillars of Eternity et Divinity: Original Sin. Les deux méritent qu’on s’y attarde, parce qu’ils visent exactement cette zone que beaucoup de joueurs regrettent, des mondes riches, des règles épaisses, et un vrai sens de l’aventure.
Mais il y a un favori assez net ici, Divinity: Original Sin. Le jeu apparaît comme le plus prometteur du lot, et ce n’est pas seulement une affaire d’ambiance. Sa richesse visuelle compte, oui, mais ses mécaniques de jeu semblent surtout particulièrement solides. C’est souvent là que ce type de projet se joue, dans la cohérence entre système, exploration et liberté laissée au joueur. Et sur ce point, Divinity: Original Sin donne envie.
Le détail qui compte, le crowdfunding derrière plusieurs projets
Ce qui surprend quand même, c’est le moteur derrière plusieurs de ces jeux. Pour Pillars of Eternity comme pour Divinity: Original Sin, le financement participatif a joué un rôle central. En gros, si ces RPG très classiques existent, c’est aussi parce qu’un public a mis de l’argent sur la table avant même leur sortie.
Et ça dit quelque chose d’assez simple. La nostalgie ne suffit pas, mais elle peut financer des projets qui semblaient trop risqués pour les circuits habituels. Résultat, les amateurs de Baldur’s Gate n’ont pas seulement des souvenirs, ils ont aussi de vraies pistes pour la suite.
Vos questions, nos réponses
Pourquoi parle-t-on de RPG « à l’ancienne » ?
L’expression renvoie surtout à une façon de concevoir le jeu de rôle occidental, avec des choix de dialogue, des systèmes parfois complexes, une progression lente et un point de vue souvent isométrique ou en vue de trois-quarts. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique. Le rythme, l’écriture et la place donnée aux statistiques comptent autant.
Qu’est-ce qui rapproche ces jeux de Baldur’s Gate ?
Ils partagent une même priorité, laisser de la place à la construction du personnage, au groupe, à l’exploration et aux conséquences des décisions. Même quand l’univers change, fantasy d’un côté, post-apocalyptique de l’autre, la sensation recherchée reste proche.
Pourquoi le financement participatif revient-il dans cette sélection ?
Parce que ce modèle a permis de lancer des projets très ciblés, destinés à un public qui savait exactement ce qu’il voulait. Pour des RPG denses, parfois jugés peu rentables à grande échelle, c’est un levier décisif. Les joueurs ne se contentent plus d’attendre, ils soutiennent directement.
Divinity: Original Sin sort vraiment du lot ?
Oui, dans cette sélection, il attire particulièrement l’attention par l’équilibre entre sa direction visuelle et la profondeur annoncée de ses systèmes. Ce n’est pas seulement joli. Le jeu semble comprendre ce qui fait tenir un grand RPG sur la durée, la qualité des interactions et la richesse des mécaniques.