En bref
- Alan Ritchson joue un soldat très marqué
- Le film bascule ensuite vers la science-fiction
- Un vrai écho à Reacher, sans en être un
On tient ici un drôle d’objet. War Machine, disponible sur Netflix, ressemble d’abord à ce que beaucoup de fans de Reacher n’ont jamais vraiment eu à l’écran, de longues séquences avec Alan Ritchson en militaire de terrain. Et puis le film part ailleurs.
Un soldat qui rappelle forcément Jack Reacher
Dans le long-métrage de Patrick Hughes, Alan Ritchson incarne un soldat nommé 81. Pas de patronyme mis en avant, juste un matricule, ce qui accentue le côté opaque du personnage. Sa trajectoire, elle, est plus intime qu’il n’y paraît, puisqu’elle est guidée par la mort de son frère au combat.
Difficile, dans ces conditions, de ne pas penser à Jack Reacher. La série d’Amazon Prime Video a bien effleuré le passé militaire du héros, surtout dans sa saison 2 tirée de Bad Luck and Trouble. Mais elle n’a jamais vraiment pris le temps de montrer ses années actives au sein de la 110th Special Investigations Unit. Résultat, War Machine donne presque l’impression de combler ce vide, même si le film n’a évidemment rien d’un vrai préquel.
Le virage que personne ne voit vraiment venir
L’autre surprise, c’est la nature même du récit. Au départ, tout renvoie au film de guerre assez classique, avec sa tension, son unité, ses blessures. Bon, jusque-là, on sait où on met les pieds.
Mais le scénario bifurque. 81 et son équipe se retrouvent confrontés à une menace extraterrestre, et l’histoire quitte le seul terrain du réalisme militaire pour basculer dans la survie pure. C’est là que le film trouve sa vraie personnalité. Le mélange n’a rien de révolutionnaire, mais il a le mérite d’éviter la redite, surtout face à une franchise comme Reacher, solidement ancrée dans un contemporain très terre à terre.
Pourquoi ce détour compte pour les fans
Si vous attendez la saison 4 de Reacher, annoncée autour de Gone Tomorrow et de son enquête new-yorkaise, ce film peut servir de parenthèse assez bien vue. Pas parce qu’il prolonge la série, ce n’est pas le cas, mais parce qu’il montre Alan Ritchson dans un registre voisin, avec plus de temps consacré à l’action militaire qu’aux flashbacks habituels.
Et ce n’est pas anodin. On voit mieux ce que l’acteur apporte quand il joue la masse physique, bien sûr, mais aussi la retenue, la fatigue, l’obstination. En gros, Netflix tient là un film qui dialogue avec Reacher par contraste. Même acteur, mêmes reflets, autre terrain.
Vos questions, nos réponses
War Machine est-il lié officiellement à Reacher ?
Non. Le film ne fait pas partie de l’univers officiel de Reacher. Le rapprochement vient surtout de la présence d’Alan Ritchson et du cadre militaire, qui rappellent une partie du passé du personnage créé par Lee Child.
Pourquoi parler de faux préquel ?
Parce que le film donne, par moments, la sensation de montrer ce que la série n’a fait qu’esquisser, un soldat en mission avant les enquêtes plus connues. C’est une impression de spectateur, pas une continuité scénaristique reconnue.
Le virage science-fiction change vraiment l’expérience ?
Oui, clairement. Sans cette bascule, War Machine resterait un film de guerre assez balisé. L’arrivée d’une menace non humaine modifie les enjeux, le ton et même la façon de regarder le personnage principal.
Faut-il connaître Reacher pour regarder le film ?
Pas du tout. Les amateurs de Reacher y verront des échos amusants, mais le film se suffit à lui-même. Ceux qui viennent juste pour l’action ou pour Alan Ritchson peuvent y entrer sans prérequis.