Le film Air Bud doit son titre à l’indisponibilité du premier choix du réalisateur, pris par un film de gorille

Image d'illustration. Air BudWalt Disney Pictures / PR-ADN
Le choix du titre du film Air Bud a été influencé par un imprévu : le réalisateur a dû abandonner sa première option, déjà prise par un autre film mettant en scène un gorille, et trouver une alternative originale.
Tl;dr
- « Air Bud » a rencontré un succès inattendu.
- Le réalisateur souhaitait nommer le film « Buddy ».
- Un autre film avec un gorille portait déjà ce nom.
Un phénomène cinématographique surprenant
Qui aurait pu anticiper l’incroyable destin de la franchise « Air Bud » ? Sorti en 1997, ce long-métrage à petit budget — trois millions de dollars investis pour une rentabilité fulgurante — repose pourtant sur une idée somme toute farfelue : un golden retriever nommé Buddy, capable de marquer des paniers de basket. Le scénario met en scène le jeune Josh, fraîchement débarqué dans une bourgade de l’État de Washington, qui trouve réconfort auprès de cet animal talentueux suite au décès de son père. À travers des péripéties improbables, l’apogée du film reste gravée grâce à cette réplique culte, prononcée lors du match décisif : « Il n’existe aucune règle interdisant à un chien de jouer au basket ! »
De la simplicité à la saga
À partir de ce concept presque absurde, la série a prospéré et diversifié ses terrains de jeu. Après le basket-ball, Buddy s’est illustré dans d’autres disciplines : football américain (« Air Bud: Golden Receiver »), baseball (« Air Bud: Seventh Inning Fetch »), volley-ball (« Air Bud Spikes Back »). Les films dérivés mettant en scène les chiots du héros, sans oublier le prochain opus « Air Bud Returns », témoignent d’une longévité rare pour une telle proposition initiale. Le titre même, inspiré par la marque emblématique Nike et ses célèbres « Air Jordans », s’est imposé malgré son lien évident avec le seul basket-ball.
Une question de titre… et un gorille encombrant
Pourtant, si l’on en croit le réalisateur Charles Martin Smith, bien connu pour ses réalisations comme « Never Cry Wolf » ou « Dolphin Tale », ce choix de titre n’a jamais vraiment trouvé grâce à ses yeux. Lors d’un entretien accordé à Newsweek en 2017, il confiait sa préférence pour le nom plus simple : « Buddy ». Mais voilà : seulement deux mois avant la sortie du film canin, un autre projet hollywoodien baptisé « Buddy » avait envahi les salles obscures. Cette fois-ci, il s’agissait non pas d’un chien mais… d’un gorille ! Inspiré des souvenirs de Gertrude Lintz, excentrique collectionneuse new-yorkaise incarnée par Rene Russo, ce film mettait en scène des effets spéciaux conçus par le mythique atelier Jim Henson’s Creature Shop. Las : peu mémorable, ce « Buddy » version simiesque sombra rapidement dans l’oubli.
Bilan paradoxal d’un choix imposé
Avec le recul, on pourrait dire que ce contretemps a servi la franchise canine. Après tout, aussi étrange que puisse sembler « Air Bud », force est d’admettre que ce nom a traversé les générations là où celui du gorille fut vite éclipsé. Comme quoi, parfois, une contrainte mène aux plus beaux hasards.