Un clin d’œil dans Gremlins relie le film à un classique de science-fiction des années 60

Image d'illustration. GremlinsWarner Bros. Pictures / PR-ADN
Un détail caché dans le film Gremlins établit un lien surprenant avec un classique de la science-fiction des années 1960, révélant ainsi une connexion discrète mais significative entre ces deux univers cinématographiques emblématiques.
Tl;dr
- « Gremlins » multiplie les références cachées au cinéma.
- La machine à voyager dans le temps de George Pal apparaît.
- Joe Dante rend hommage aux classiques et à la pop culture.
Un film truffé de clins d’œil malicieux
Difficile d’évoquer « Gremlins » sans s’attarder sur la passion débordante de son réalisateur, Joe Dante, pour la culture pop. Bien avant que l’autodérision et les références croisées n’envahissent les blockbusters, ce cinéphile averti glissait déjà, dans chacun de ses films, des hommages appuyés à ses idoles. Ainsi, dès 1984, « Gremlins » s’impose comme un terrain de jeu truffé d’allusions à l’histoire du septième art — parfois si subtiles qu’elles échappent aux spectateurs non initiés.
L’hommage à la science-fiction : un clin d’œil bien caché
Au cœur de l’intrigue, une séquence retient particulièrement l’attention des passionnés : celle de la convention des inventeurs où Rand Peltzer, le père du héros incarné par Hoyt Axton, tente de vendre ses gadgets défaillants. Tandis qu’il téléphone, un décor insolite se dessine à l’arrière-plan : on y distingue clairement la célèbre machine à voyager dans le temps du film culte réalisé par George Pal en 1960. À peine a-t-on le temps d’apercevoir cette curieuse invention — reconnaissable entre mille grâce à ses disques étincelants et son allure rétrofuturiste — qu’elle disparaît soudainement dans un nuage de fumée. Le gag est aussi furtif qu’efficace : quelques badauds s’interrogent sur sa disparition alors que la vie reprend son cours.
L’histoire derrière la machine à explorer le temps
Petit rappel pour celles et ceux qui n’auraient pas en tête le film originel ou le roman d’H.G. Wells. Dans « The Time Machine », un inventeur élabore une étrange chaise dotée de leviers lui permettant d’explorer le passé comme le futur. L’œuvre cinématographique suit ce protagoniste propulsé jusqu’à l’an 802 701 après avoir assisté aux conflits majeurs du XXe siècle. Ce monument de la science-fiction n’a évidemment aucun lien direct avec « Gremlins ». Mais il suffit que Dante glisse cet accessoire dans son décor pour raviver l’imagination des fans et susciter les spéculations sur une improbable connexion entre ces deux univers.
L’art du détail chez Joe Dante
Ce type d’Easter egg n’a rien d’anecdotique chez Dante. Tout au long de sa carrière — citons notamment « Matinee », vibrant hommage au showman William Castle, ou encore ce caméo du mythique animateur Chuck Jones — il s’amuse à parsemer ses œuvres d’apparitions fugaces, de références complices et autres détournements savoureux. Voici quelques exemples emblématiques repérés dans « Gremlins » :
- Chuck Jones, légende des Looney Tunes, incarne M. Jones dans une scène-clé ;
- Robbie le Robot, icône SF, croise brièvement Rand lors de la convention ;
- L’humour visuel autour des inventions loufoques renvoie directement aux années fastes du cinéma fantastique américain.
Par ces choix, Dante tisse patiemment une toile qui fait dialoguer passé et présent du cinéma américain tout en gratifiant les spectateurs attentifs — un art devenu sa signature discrète, mais indéniable.