En bref
- Les revenus publicitaires de X atteignent 367 millions de dollars, mais restent faibles face aux autres activités de l’empire d’Elon Musk.
- La plateforme a fortement reculé depuis l’époque Twitter, avec des revenus pub bien inférieurs à ceux de 2022.
- X tente de changer de modèle avec les abonnements payants, mais la publicité reste loin de retrouver son ancien poids.
Quand une activité rapporte 367 millions de dollars, ça peut sembler énorme. Sauf quand elle s’appelle X et qu’à côté, SpaceX aligne 2,2 milliards de dollars pour l’IA, 4,3 milliards de dollars pour Starlink, et encore 962 millions de dollars pour sa division spatiale. Là, oui, la pub fait tout de suite beaucoup plus petite. Et c’est bien le signal à retenir.
La pub de X ressemble désormais à une ligne secondaire
Les revenus publicitaires du réseau social X entre avril et juin 2026 atteignent donc 367 millions de dollars. Même si le chiffre remonte un peu par rapport au trimestre précédent, il reste minuscule à l’échelle du groupe.
Ce qui frappe, ce n’est pas juste la baisse. C’est le déclassement. Dans l’ensemble des activités de SpaceX, la publicité de X n’est plus le moteur, ni même un gros bloc. Elle ressemble davantage à une brique parmi d’autres, très loin derrière l’accord avec Anthropic côté IA ou la machine Starlink. Résultat, la plateforme sociale ne pèse plus du tout comme avant.
Les chiffres confirment une chute brutale depuis l’ère Twitter
Sur un an, le recul reste net. Le trimestre avril-juin de cette année affiche 367 millions de dollars contre 426 millions de dollars un an plus tôt.
Mais le vrai uppercut, il est dans la comparaison avec 2022. Au deuxième trimestre de cette année-là, au dernier moment où Twitter publiait encore ses résultats en Bourse, la pub rapportait 1,08 milliard de dollars. On est très loin du compte depuis la prise de contrôle par Elon Musk. Le gap est massif.
Un léger rebond, mais très peu d’explications
Bon, il y a quand même une petite hausse séquentielle. Le trimestre précédent, X avait généré 343 millions de dollars. Cette fois, 367 millions de dollars.
Lors de l’appel avec les analystes, Bret Johnsen, directeur financier de SpaceX, a attribué cette progression à une plateforme publicitaire remaniée. Et c’est à peu près tout. En une heure d’échanges, le sujet n’a été évoqué qu’une seule fois. Pas de quoi raconter un comeback flamboyant.
Le modèle a changé, et les annonceurs aussi
Depuis 2022, X ne vit plus seulement par la pub. La plateforme pousse agressivement ses abonnements payants, avec notamment Premium+, une formule qui retire les publicités. En revanche, aucun chiffre n’a été donné sur les revenus tirés de ces abonnements, ni sur le nombre d’utilisateurs actifs quotidiens.
Il faut aussi remettre le décor. Elon Musk a supprimé des milliers de postes au début de son arrivée, poursuivi des annonceurs partis de la plateforme et envoyé balader publiquement des acheteurs média inquiets. Plus récemment, X a assuré qu’une grande partie de ses gros annonceurs étaient revenus. En janvier, le patron pub de l’entreprise disait à Digiday que 97 des 100 principaux annonceurs étaient de retour, certains avec des dépenses encore plus élevées qu’avant l’arrivée de Musk. Peut-être. Mais au vu des chiffres, la pub reste aujourd’hui un business bien plus petit qu’à l’époque Twitter.