Jeux vidéo : l’IA ne remplacera pas les créateurs selon Take-Two Interactive

Image d'illustration. Take-Two InteractiveTake-Two Interactive / PR-ADN
Le PDG de Take-Two Interactive estime que l’intelligence artificielle ne remplacera pas la créativité humaine dans le jeu vidéo.
Tl;dr
- Strauss Zelnick considère que l’IA est utile pour automatiser des tâches, mais ne remplacera pas la créativité humaine dans le jeu vidéo.
- Il critique les idées selon lesquelles une IA pourrait créer seule des jeux comme GTA, jugeant la créativité encore indispensable.
- Chez Take-Two Interactive, l’IA sera donc un outil d’assistance, mais les jeux resteront principalement conçus par des équipes humaines.
Les promesses et limites de l’IA selon Strauss Zelnick
La montée fulgurante de l’intelligence artificielle générative continue d’alimenter débats et interrogations, particulièrement dans le secteur du jeu vidéo. Dernièrement, le PDG de Take-Two Interactive, Strauss Zelnick, s’est exprimé lors de l’événement « World Economy 2026 » organisé par Semafor, offrant une vision nuancée sur ce que l’IA pourrait, ou non, transformer dans la création vidéoludique.
L’humain, au cœur de la création chez Take-Two Interactive
Pour Strauss Zelnick, l’inquiétude qui entoure le développement rapide de l’IA générative serait largement exagérée. Certes, il reconnaît que toute avancée technologique peut être détournée à des fins nuisibles. Mais il préfère insister sur les opportunités : selon lui, innover demeure inévitable, et mieux vaut apprendre à manier ces outils de façon responsable plutôt que de céder à la peur.
Son analyse est limpide : si l’IA se révèle utile pour automatiser certaines tâches fastidieuses, dessiner chaque brin d’herbe dans un monde ouvert par exemple, elle ne saurait remplacer ni la créativité ni l’intuition humaine. À ses yeux, les véritables créateurs resteront indispensables : « L’idée qu’un bouton puisse générer un succès planétaire comme GTA est tout simplement risible », insiste-t-il lors d’une précédente interview accordée à The Game Business.
Face aux fantasmes autour de l’IA créatrice
Les déclarations fracassantes de certains grands noms de la tech n’ont pas échappé à Strauss Zelnick. Interrogé sur les propos d’Elon Musk, qui imagine une IA capable de concevoir son propre GTA 6, il rétorque non sans ironie : « S’il y a bien quelqu’un dont le métier pourrait être remplacé par une IA, c’est celui qui possède toutes les ressources du monde… Pourtant il travaille plus que jamais ! Pourquoi ? Parce qu’il n’existe aucun raccourci magique vers le génie créatif. Même avec IA partout dans ma vie quotidienne, je travaille toujours autant. »
L’avenir du jeu vidéo ne sera pas automatisé… pour l’instant
Dans ce contexte, difficile d’imaginer Take-Two Interactive confier à une machine la conception d’un titre phare. Les joueurs eux-mêmes manifestent déjà leur méfiance vis-à-vis des œuvres reposant trop lourdement sur ces technologies, on pense aux vives réactions suscitées par des titres comme Clair Obscur: Expedition 33. Ainsi, chez Take-Two Interactive, on promet que la prochaine superproduction n’aura rien d’artificiel dans sa substance créative.