En bref
- Haunted Hotel revient le 9 octobre sur Netflix
- Le teaser remet Abaddon au centre
- La série a encore beaucoup à explorer
Le plus parlant, ici, c’est la date. Netflix relancera Haunted Hotel le 9 octobre, soit pile au moment où les plateformes recommencent à pousser leurs programmes d’horreur. Ce placement n’a rien d’un détail, il confirme que la série a trouvé sa fenêtre naturelle.
Un retour calé au bon moment
Pour annoncer cette saison 2, le service a choisi un teaser centré sur Abaddon, ce démon coincé dans le corps d’un petit garçon venu des années 1700. Il y rampe, gratte, surgit, grogne, bref, tout ce que la série fait de mieux quand elle assume son côté bizarre. Et c’est lui qui porte l’info essentielle, de nouveaux épisodes arrivent début octobre.
Ce choix fonctionne parce que Abaddon est déjà la figure la plus marquante du programme. Pas juste un gimmick visuel, plutôt le personnage qui résume son mélange de macabre, d’absurde et de comédie.
Une comédie horrifique qui a posé beaucoup d’idées
Lancée en septembre 2025 sur Netflix, Haunted Hotel suivait Katherine Freeling, son fils aîné Ben et sa fille Esther. La famille quittait la ville pour gérer un vieil hôtel humide et fatigué, perdu dans les bois brumeux du nord de l’État de New York, après la mort mystérieuse de l’oncle Nathan.
Sauf que l’hôtel n’abrite pas seulement quelques fantômes pour l’ambiance. On y croise une foule de créatures, des goules, des monstres, Abaddon, et même le fantôme de Nathan, toujours affable, mais visiblement pas pressé de céder les commandes. Avec seulement 10 épisodes pour sa première salve, la série avait installé un monde riche sans vraiment avoir le temps d’en faire le tour.
Le vrai moteur, c’est son univers de parodies
Ce qui distingue vraiment Haunted Hotel, ce n’est pas juste l’hôtel hanté. C’est sa manière d’utiliser chaque épisode, ou presque, pour bricoler une version décalée de grands morceaux du cinéma d’horreur. Freddy Krueger, The Ritual avec son monstre jotunn, ou encore The Exorcist, auquel Abaddon renvoie directement, tout ça nourrit un univers plus vaste que son décor principal.
La bonne idée, c’est que cette mécanique sert à la fois le gag, le worldbuilding et le rythme. Pas mal de séries de genre choisissent l’un ou l’autre. Celle-ci tente les trois en même temps.
La saison 2 peut enfin creuser ses zones d’ombre
La fin de la première saison remettait globalement les choses en place après un quasi-apocalypse, ce qui laisse la porte ouverte au retour des aventures épisodiques, des réparations très terre à terre de l’hôtel et des virées dans les bois. Mais il reste mieux que ça.
Parce que le vrai enjeu est ailleurs. Les circonstances de la mort de Nathan planaient déjà sur les relations familiales, et les deux derniers épisodes ont élargi, de façon assez inquiétante, la portée des pouvoirs d’Abaddon. La série lui a aussi donné un développement brutal qui pourrait compliquer son attachement à l’hôtel, et à la famille Freeling, face à sa nature infernale. Si la saison 2 garde le ton et le cœur de la première, elle peut passer d’une bonne curiosité d’Halloween à quelque chose de plus installé dans le catalogue d’Netflix.