En bref
- Netflix cache encore de vraies séries d’Halloween
- Boo, Bitch se binge en une soirée
- Interview with the Vampire reste la plus ambitieuse
On a tous les mêmes réflexes en octobre. Relancer Stranger Things, revoir Wednesday, hésiter avec Black Mirror ou The Haunting of Hill House. Sauf que Netflix a aussi une autre réserve, moins visible, souvent noyée sous ses gros classiques. Et pour Halloween, c’est parfois là que ça devient le plus intéressant.
Quand Netflix a mieux à offrir que ses évidences d’octobre
Ce qui ressort ici, c’est la variété. Pas seulement des séries qui veulent faire peur, mais aussi des formats plus légers, pensés pour tous les publics, ou presque. En gros, vous pouvez passer d’une comédie de lycée à une adaptation de Stephen King, puis filer vers une proposition bien plus baroque sans quitter la plateforme.
La soirée express et le week-end facile
La plus simple à lancer, c’est Boo, Bitch. Huit épisodes, tous sous les 30 minutes, donc un vrai binge d’une soirée. La mini-série suit une lycéenne discrète qui décide enfin de vivre quelque chose de plus grand, avant de se réveiller le lendemain… en fantôme. Avec sa meilleure amie, elle profite du temps qu’elle pense avoir pour aller à une fête, gagner en popularité et impressionner son crush. Lana Condor et Zoe Colletti portent très bien l’ensemble.
À côté, Santa Clarita Diet reste une valeur sûre si vous aimez le mélange horreur et comédie. Trois saisons, 30 épisodes d’environ 30 minutes, et une idée toute simple, une mère de famille, Sheila, commence à se transformer en zombie. Drew Barrymore y est excellente, entourée notamment de Timothy Olyphant, Liv Hewson et Skyler Gisondo. Oui, c’est gore par moments. Mais le ton reste étonnamment accueillant.
Les mini-séries qui misent sur le malaise
Avec Brand New Cherry Flavor, on quitte le fun pour quelque chose de bien plus étrange. Cette mini-série de 2021, adaptée d’un roman et étalée sur huit épisodes, suit Lisa Nova, une jeune cinéaste des années 1990 dont le grand projet s’effondre après avoir repoussé les avances d’un producteur puissant. Pour se venger, elle passe un accord avec une sorcière.
Le résultat penche clairement vers le creepy. Rosa Salazar tient l’écran du début à la fin, et Catherine Keener marque aussi les esprits. Il y a beaucoup de virages, une ambiance poisseuse, et ce genre de bizarrerie qui accroche vite.
Deux drames horrifiques qui méritaient bien plus de bruit
D’abord Castle Rock, disponible sur Netflix mais née chez Hulu. La série prend appui sur la ville fictive de Stephen King dans le Maine. La première saison suit un avocat de condamnés à mort qui revient dans sa ville natale, entre passé sombre, prisonnier sans âge et agente immobilière aux pouvoirs psychiques. La deuxième met en scène une infirmière coincée à Castle Rock, happée par une guerre entre familles criminelles. Malgré son annulation, la série avait de solides critiques et un casting très dense, de Jane Levy à Bill Skarsgård, en passant par André Holland, Melanie Lynskey, Lizzy Caplan et Tim Robbins.
Puis il y a Interview with the Vampire. Et là, on parle peut-être de la meilleure pioche du lot. Adaptée des Vampire Chronicles de Anne Rice, comme le film de 1994, la série prend enfin le temps de développer Louis de Pointe du Lac, Lestat de Lioncourt, Claudia et le journaliste Daniel. Deux saisons seulement sont sur Netflix pour l’instant, alors que la saison 4 est déjà en ligne de mire. Résultat, c’est précisément le bon moment pour rattraper ce drame vampirique avant qu’il ne prenne, peut-être, la place qu’il mérite vraiment.