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Maison connectée : l’audio multiroom de A à Z

Par Nerces,  publié le 2 août 2018 à 14h26.
Top du Top
Cabasse Stream 1
  • Qualité de finition made in Cabasse
  • Un rendu audio homogène et très naturel
  • Mise en place et configurations très simples
  • Large connectique / compatibilité
  • Positionnement horizontal / vertical
  • Petite télécommande (sommaire) fournie
Coup de coeur
Samsung R7 - WAM7500
  • Design exceptionnel, élégant et fonctionnel
  • Un rendu son sur 360° parfaitement maîtrisé
  • Remarquable application et gestion du multiroom
  • Qualité de restitution audio très agréable, toute en nuances
Qualité / Prix
Sony SRS-ZR5B
  • Conception robuste et finition excellente
  • « Connectique » on ne peut plus complète
  • Aucun problème de montée en puissance
  • Des basses bien rondes pour un rendu audio agréable
  • Configuration et manipulation agréables sur l’application Android

Fini le temps où il fallait transporter son poste de pièce en pièce pour que la musique nous accompagne à travers la maison. Écouter de la musique dans chaque pièce n’a jamais été aussi simple grâce aux systèmes audio connectés dits multiroom.

Avant d’entrer dans le détail des produits audio multiroom, il convient de clarifier un peu les choses : êtes-vous seulement au courant de ce qu’est une solution multiroom ? Sans surprise, une telle solution sert à diffuser de la musique à travers la pièce… comme une enceinte Bluetooth (cf. notre guide d’achat) me direz-vous ? Vous avez raison, seulement là où l’enceinte Bluetooth se limite à un appareil, le multiroom est largement évolutif. Impossible en effet de chaîner des enceintes Bluetooth pour diffuser le même morceau dans plusieurs pièces. Dans le même ordre d’idée, votre smartphone est certes capable de contrôler une enceinte Bluetooth, mais il est dans l’impossibilité de piloter plusieurs d’entre elles à la fois.

Une solution multiroom s’affranchit de ces contraintes. Elle est certes un peu plus complexe à mettre en œuvre, l’appareillage étant un tout petit peu moins direct, mais gagne énormément en souplesse ensuite. Au moment de l’achat, vous ne prenez qu’une enceinte, mais ensuite, vous pourrez en ajouter une seconde pour la cuisine, une troisième pour la chambre et ainsi de suite. Toutes les enceintes multiroom de votre installation fonctionnent de concert ou plutôt peuvent fonctionner de concert, diffuser le même morceau ou une musique différente. Elles se pilotent depuis votre smartphone ou votre tablette, mais se reposent sur la technologie Wi-Fi. Le rendu audio est ainsi de meilleure qualité, mais dépendant bien sûr de votre signal Wi-Fi.

Notez toutefois que certaines enceintes multiroom permettent de marier les deux univers. Elles sont effectivement dotées d’un module Bluetooth : le smartphone permet d’envoyer le son à cette enceinte via cette norme et c’est l’enceinte elle-même qui, compatible multiroom, redirige ensuite le son vers les autres périphériques de la maison. Une solution une peu bâtarde, mais qui fonctionne malgré tout.

Les meilleures solutions audio multiroom (puissance, poids, prix)

  1. Sonos One (n.c., 1,85kg, 230€)
  2. Cabasse Stream 1 (n.c., 5kg, 500€)
  3. Denon HEOS 3 HS2 (n.c., 1,9kg, 350€)
  4. Harman Kardon Omni 10 (50W, 1,34kg, 170€)
  5. Klipsch RW-1 (30W, 1,77kg, 300€)
  6. Samsung R7 - WAM7500 (n.c., 3,4kg, 400€)
  7. Sony SRS-ZR5B (30W, 1,6kg, 150€)
  1. Sonos One (n.c., 1,85kg, 230€)

    Alors que la Sonos Play :1 commence tout doucement à accuser son âge – le produit est sur le marché depuis maintenant quatre ans – Sonos commercialise une toute nouvelle enceinte multiroom, la One. En apparence, le produit est pour ainsi dire identique à sa grande sœur : même design épuré, mêmes lignes légèrement courbes et même simplicité d’utilisation. En apparence cela dit, car sur le plan technique, les choses diffèrent davantage afin d’intégrer quelques nouveautés.

    Hélas, la principale nouveauté n’est pas encore disponible en France : Sonos s’est effectivement mis en tête de transformer son enceinte en véritable assistant grâce à la compatibilité Amazon Alexa : pour l’heure, le service n’est toutefois pas disponible en France, Sonos assure que cela ne devrait plus trop tarder. Heureusement, il en faudrait plus pour gâcher l’excellent bilan de cette One. En premier lieu, saluons la simplicité de branchement : il suffit de mettre en place l’application Sonos sur votre smartphone pour que l’enceinte soit détectée et immédiatement opérationnelle. Tout cela passe par le Wi-Fi de la maison. Il reste possible de connecter la One en Ethernet, mais prenez plutôt cela comme une solution de secours. Notons que Sonos n’intègre aucune batterie : vu la taille de la One, on peut le comprendre, mais le branchement secteur limite un peu les choses.

    Sonos est effectivement de ceux qui protègent leurs enceintes et la One est résistante à l’humidité. Ce faisant, elle peut prendre place dans la salle de bain, mais le manque de batterie peut poser un problème : ce n’est pas la pièce avec le plus grand nombre de prises électriques. Reste que la Sonos One est un modèle de convivialité et d’efficacité. Sur le dessus de l’appareil se trouvent les principales commandes (mise sous tension, volume, changement de piste et micro), le reste passe par l’excellente application Sonos. Côté restitution audio, on est au même niveau que la Play:1 et pourvu que vous n’essayez pas de sonoriser une pièce de 50m², la One remplira parfaitement son office. Attention, seul le mono est au menu. Les mélomanes regretteront une légère surreprésentation des basses, mais nous cherchons la petite bête.

    L’application Sonos progresse d’années en années et constitue aujourd’hui l’un des meilleurs moyens de découvrir le monde du multiroom. Il est particulièrement aisé d’ajouter une nouvelle enceinte à une installation déjà en place. Seul reproche, commun à tous les fabricants, le prix élevé de ces solutions.

    • Design épuré d’une grande élégance
    • Restitution audio très agréable
    • Mise en place simplissime, excellente intégration à l’installation existante
    • Application Sonos conviviale et complète
    • Le système Sonos est fermé (mais de qualité)
    • Pas de pas de vis pour la fixation murale (contrairement à la Play:1)
    • Commandes physiques sur l’enceintes succinctes
    • Le Bluetooth n’est pas au rendez-vous
  2. Cabasse Stream 1 (n.c., 5kg, 500€)

    Spécialiste reconnu dans le monde de la Hi-Fi, Cabasse ne pouvait se pencher sur le cas des enceintes multiroom et si la Stream 1 n’est pas le premier produit du Français en la matière, c’est assurément l’un des plus aboutis. Sur le plan de l’esthétique et même si tous les goûts sont dans la nature, difficile de ne pas reconnaître la recherche du design, l’élégance de ce produit ressemblerait un peu à une soucoupe volante. La forme légèrement ovoïdale surprend beaucoup de monde et le laqué (noir ou blanc au choix) fait son petit effet.

    Cabasse permet une double orientation de son enceinte : nous avons une préférence pour la position horizontale ou « à plat », mais il est aussi possible de la mettre « debout » en position verticale. Dans un cas comme dans l’autre, la stabilité est assurée, mais les contrôles manuels sont peut-être plus accessibles lorsque la bête est dressée sur votre meuble. Enceinte multiroom oblige, c’est toutefois au travers de l’application dédiée – ici AwoX StreamControl – que se pilote le périphérique. Franchement, l’installation est presque parfaite : la détection des enceintes se fait très rapidement et sans avoir à s’y reprendre à deux fois. En revanche, nous avons noté quelques ralentissements lorsque plusieurs utilisateurs tentaient l’installation en même temps, mais rien de bien méchant.

    Ensuite, le travail d’orfèvre d’un Cabasse peut s’exprimer. Comme à son habitude, le constructeur français propose un rendu audio de toute beauté, aussi équilibré qu’il est naturel et agréable à l’oreille. Bien sûr, les adeptes de telle ou telle type d’ambiance sonore pour jouer sur l’égalisation. Sans caisson, les basses trainent un peu la patte, mais ça reste sans doute préférable à une surreprésentation complètement artificielle. Notons au passage que, comme souvent, l’enceinte elle-même n’est que monophonique : il faut en coupler deux pour obtenir un son stéréo… avec ce que cela implique de coût supplémentaire.

    Nous touchons ici au principal reproche à formuler à l’encontre de Cabasse. Matériel haut de gamme oblige, le prix de la Stream 1 risque de la maintenir hors de portée de nombreuses bourses. Reconnaissons toutefois que le tarif est justifié et qu’à ce niveau de prix, on profite 1/ de l’excellente Cabasse, 2/ d’un produit design à la finition exemplaire et 3/ d’une enceinte très connectée (Bluetooth, Ethernet, entrée auxiliaire, S/PDIF, USB, Wi-Fi).

    • Qualité de finition made in Cabasse
    • Un rendu audio homogène et très naturel
    • Mise en place et configurations très simples
    • Large connectique / compatibilité
    • Positionnement horizontal / vertical
    • Petite télécommande (sommaire) fournie
    • Prix encore très élevé, quoique justifié
    • Relativement encombrante (46x32x14 cm)
  3. Denon HEOS 3 HS2 (n.c., 1,9kg, 350€)

    Sans doute une des marques Hi-Fi les plus connues du grand public, Denon est depuis déjà quelques années sur le segment des solutions multiroom. Sa vision des choses, le constructeur la décline d’ailleurs en de nombreux modèles. Nous n’en avons retenu qu’un seul pour notre guide, le HEOS 3 HS2, un produit plutôt « entrée de gamme », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi une enceinte qui se négocie plus ou moins à 350 euros.

    Une fois n’est pas coutume, nous débuterons notre commentaire par un avertissement. En effet, Denon a distribué plusieurs versions de ses HEOS 3 et il convient d’être prudent au moment de l’achat : la dernière mouture – estampillé HS2 – ne s’identifie pas aisément, elle dispose pourtant de fonctionnalités dont il serait dommage de se priver. Attention au moment de l’achat donc. Au sortir du carton, c’est évidemment la forme atypique de la HEOS 3 qui frappe. Notons que celle-ci permet un positionnement aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale. Pratique. De base, l’enceinte est exclusivement monophonique, mais il est possible de faire travailler deux HEOS 3 de concert afin d’obtenir un son stéréo. Pratique x2.

    Côté qualité d’écoute, Denon signe un bon bilan. Nous avons apprécié l’homogénéité du son et l’aspect très naturel de sa restitution. L’utilisateur profite de base de quelque chose de très neutre qu’il peut ensuite modifier à sa guide grâce à l’application multiroom de Denon. Tout au plus regrettera-t-on, une fois n’est pas coutume, des basses un peu en retrait. Nous parlions de l’application multiroom de Denon, reconnaissons qu’elle est complète et bien pensée. La musique vient d’Internet – Deezer ou Tunein par exemple – de votre téléphone ou de n’importe quel serveur iTunes / UPnP. Le point fort de cette application se situe cependant dans ses réglages : à peu près toutes les fantaisies – égalisation, balance, volume… – sont faisables.

    Afin de parfaire un bilan déjà excellent, notons que Denon a fait de gros progrès avec son HEOS 3. La version HS2 est effectivement compatible avec le son haute définition (24 bits / 192 kHz) et intègre un module Bluetooth. Celui-ci vient en complément de l’Ethernet, du Wi-Fi et de l’entrée jack analogique pour élargir l’horizon d’une enceinte décidément très complète.

    • Restitution audio neutre et homogène
    • « Connectique » complète (Bluetooth, Ethernet, entrée analogique, USB, Wi-Fi)
    • Application multiroom Denon très efficace
    • Prix sensiblement plus élevé que certains concurrents
    • Des basses légèrement en retrait
  4. Harman Kardon Omni 10 (50W, 1,34kg, 170€)

    Certaines sociétés renommées profitent de leur nom pour faire grimper les prix et on se dit parfois que l’on paye davantage pour un nom collé sur une boîte que pour un produit à l’intérieur. Ce n’est clairement pas le cas avec l’Omni 10 d’Harman Kardon. Cette petite enceinte multiroom est d’ailleurs l’une des moins chères de notre comparatif et son fabricant ne se moque pas du monde malgré un coût – certes déjà important – éloigné des standards du genre.

    L’Omni 10 prend l’apparence d’une boule noire – ou blanche selon le modèle – d’environ 16 centimètres de diamètre. La finition est exemplaire et le design d’une sobriété rare même si certains regretteront l’aspect laqué qui conserve les traces de doigts. Sur le dessus de la boule, on retrouve cinq commandes manuelles, mais c’est au travers de l’application HK Controller que l’on gère au mieux l’Omni 10. Notez d’ailleurs que c’est le seul moyen de rendre opérationnelle la connexion Wi-Fi qui, ensuite, devient la norme utilisée par défaut par l’enceinte : en l’absence de son d’autre source, elle rebascule d’elle-même vers le Wi-Fi. Il faut effectivement savoir qu’Harman Kardon a soigné l’ouverture de son produit : Wi-Fi donc, mais aussi Bluetooth et entrée auxiliaire avec, à chaque fois, un code couleur sur l’Omni 10 pour savoir quelle norme est employée.

    Une fois la configuration effectuée, il est possible de vérifier tout le potentiel de l’Omni 10. Compte tenu de la taille de la boule, la puissance délivrée surprend : elle n’aura aucune difficulté à sonoriser au moins 30m², au-delà c’est moins certain. Mieux, elle sonorise une telle pièce en conservant une qualité de rendu très homogène. On remarquera des aigus sensiblement en retrait et des basses pas suffisamment percutantes. En revanche, le milieu du spectre est très agréable avec une sensation d’équilibre bien agréable. Notez que, comme sur l’immense majorité des produits passés entre nos mains, cette enceinte multiroom est mono : il faut en coupler deux pour profiter d’un son stéréophonique.

    Très agréable en tant qu’enceinte Bluetooth indépendante, l’Omni 10 est aussi une très bonne solution multiroom. Elle s’intègre parfaitement à un réseau plus vaste et l’application HK Controller fait plutôt bien le job, malgré une finition qui est encore à parfaire. Nous avons rencontré quelques bugs / plantages au moment de la configuration et avions l’impression que le réseau Wi-Fi 802.11ac passait moins bien. Sans doute de nouvelles versions de l’application viendront remédier à ces quelques soucis qui ne doivent évidemment pas entacher l’excellent bilan de cette Omni 10.

    • Un son globalement équilibré et naturel
    • Un design compact et réussi
    • « Connectique » assez complète
    • Simplicité de mise en œuvre du multiroom
    • Puissance impressionnante vu la taille de la bête
    • Des graves et des aigus un peu en retrait
    • Brique d’alimentation externe
    • Encore quelques petits bugs d’application
  5. Klipsch RW-1 (30W, 1,77kg, 300€)

    Si elle n’est pas la plus petite de notre dossier, la Klipsch RW-1 reste un modèle compact avec ses 23 centimètres de haut pour 13 de large. Nous avons d’ailleurs été surpris par la puissance de la bête compte tenu de ce volume réduit : Klipsch annonce 30W et même 60W en crête ce qui, dans la pratique, nous a permis de sonoriser sans souci une pièce de 30-35m². Plus intéressant encore, même à fort volume, la Klipsch RW-1 ne perd pas les pédales : la restitution audio reste maîtrisée. De manière plus générale, la qualité de rendu est d’ailleurs l’un des principaux arguments de cette enceinte multiroom.

    Nous avons d’abord été frappé par la bonne tenue sur l’ensemble du spectre. Les basses se ressentent bien, présentent une belle dynamique sans pour autant écraser le reste, en particulier les bas-médiums qui parviennent à se détacher. Notons aussi une belle présence des aigus qui conservent une clarté très agréable et permettent à la Klipsch RW-1 d’offrir un son finalement très naturel, sans coloration excessive.

    Cette belle performance est hélas contrebalancée par certains aspects techniques un peu en retrait. Tout d’abord, Klipsch est l’un des rares à ne pas proposer de module Bluetooth sur son produit. Dans les faits, c’est toute la « connectique » qui assure le minimum syndical : Ethernet et Wi-Fi avec, tout de même, la présence d’une entrée auxiliaire. Chose surprenante, si un port USB est bien de la partie, il ne sert qu’à recharger un appareil de type smartphone par exemple… aucun flux sonore ne peut y être transporté ?!

    Heureusement, Klipsch se rachète côté configuration et environnement logiciel. Il déploie une application baptisée Klipsch Stream aussi conviviale qu’efficace. Comme souvent, la mise en place de l’enceinte se fait via un guide pas à pas, très clair. Notez que le constructeur envisage deux utilisations majeures pour son produit : en enceinte multiroom bien sûr, mais également en enceinte surround pour un système home cinéma. Dans un cas comme dans l’autre, nous apprécions la gestion des sons en haute-définition 24 bits / 192 kHz pour un produit au final intéressant à qui il manque quelques « accessoires » pour figurer parmi les tout meilleurs.

    • Rendu audio très homogène, très équilibré
    • Mise en place et configuration aisées
    • Puissance satisfaisante et sans distorsion
    • Application Klipsch complète et conviviale
    • Pas de module Bluetooth
    • Port USB limité à la recharge d’un appareil
    • Commandes manuelles plutôt limitées
  6. Samsung R7 - WAM7500 (n.c., 3,4kg, 400€)

    Forcément, au premier coup d’œil, ce qui frappe avec les Samsung R7 – WAM7500 – que nous appellerons simplement R7 – c’est leur design. Cette silhouette d’œuf monté sur une espèce de petit pied intrigue, elle interroge et permet à cette enceinte multiroom de se distinguer aisément de la concurrence. Notons d’ailleurs que, comme souvent, deux versions du produit existent : la 7500 en noir et la 7501 en blanc. Dans un cas comme dans l’autre, la R7 est presqu’autant un objet de décoration qu’un périphérique audio !

    En réalité, cette forme ovoïdale n’a pas qu’un but esthétique : l’idée de Samsung est de permettre une diffusion sur 360°. Le twitter est situé au sommet et le woofer de 12,5 centimètres se trouve au milieu de l’enceinte. Dans un cas comme dans l’autre, ils peuvent effectivement rayonner tout autour d’eux et le résultat est très agréable. Dans l’absolu, on regrettera un petit faible du côté des aigus et une légère exagération des graves. Cela dit, ce déséquilibre – contenu – donne au rendu un côté particulièrement chaud sans verser dans le « boom-boom » détestable. À aucun moment, les basses ne donnent l’impression d’écraser le reste, mais nous conseillons tout de même de rester à bonne distance de la R7 : la qualité de rendu profite de cet espace supplémentaire avec son auditoire. Notez que l’enceinte est capable d’une bonne montée en puissance sans que le son ne soit dénaturé de quelque manière que ce soit. Enfin, il faut associer deux enceintes pour que la stéréo soit au menu.

    Ce dernier point n’est pas une surprise, c’est le cas sur l’immense majorité des enceintes multiroom, mais il faut le savoir. Plus gênant en revanche, Samsung s’est un peu laissé aller côté connectique et il « oublie » purement et simplement l’Ethernet pourtant très pratique dans des maisons où les ondes ne passent pas bien. De fait, on se retrouve à exploiter, au choix, le Bluetooth ou le Wi-Fi. Hélas, le Bluetooth n’est clairement prévu que pour un usage ponctuel, par exemple pour qu’un ami de passage vous fasse écouter un morceau : impossible par exemple de faire passer le Bluetooth sur une paire de R7 associées pour profiter de la stéréo. Résolument sans-fil, la R7 n’offre pas non plus d’entrée auxiliaire ou de connectique USB… en revanche, il faut la brancher au secteur, Samsung n’ayant prévu aucune batterie pour en faire un périphérique réellement « nomade ».

    Terminons ce petit test de la Samsung R7 par une commentaire élogieux que la mise en place de l’enceinte et sur l’environnement multiroom selon Samsung. Le constructeur sud-coréen déploie une application aussi complète que conviviale dont on soulignera notamment l’efficacité dans la gestion du multiroom justement. Il est très simple d’ajuster l’ensemble de notre environnement audio, d’ajouter ou d’enlever un élément. L’audio haute-définition (24 bits / 192 kHz) est bien sûr au menu tout comme la grande majorité des services de diffusion en ligne (Deezer, Juke, Murfie, Napster, Qobuz, Spotify, Tidal, Tunein…). Enfin, notons quelques fonctionnalités sympas comme la possibilité de régler l’égalisation périphérique par périphérique, sans prise de tête.

    • Design exceptionnel, élégant et fonctionnel
    • Un rendu son sur 360° parfaitement maîtrisé
    • Remarquable application et gestion du multiroom
    • Qualité de restitution audio très agréable, toute en nuances
    • Légère coloration du son qui ne plaira pas à toutes les oreilles
    • Bluetooth capricieux et connectique limitée (Ethernet, Jack absents)
  7. Sony SRS-ZR5B (30W, 1,6kg, 150€)

    Généralement associé à « tarifs élevés », Sony est pourtant le compétiteur le plus abordable de notre guide avec sa SRS-ZR5, ici testée en version « B » pour black. Comme souvent, deux versions du même produit sont effectivement commercialisées : une en noire et l’autre en blanc afin de s’accorder avec votre intérieur. Notez que peu importe la couleur choisie, l’idée force à la conception de ce produit est sa mobilité. La SRS-ZR5 est un produit plutôt compact (16×10 cm) doté de tous les raffinements possibles en termes de connectique. Ainsi, en plus du Bluetooth et de l’inévitable Wi-Fi, elle dispose d’une entrée audio auxiliaire au format mini-jack, d’une prise RJ45 Ethernet, d’un port USB et d’un autre à la norme HDMI. Difficile de faire plus complet d’autant que tout ceci répond au doigt et à l’œil à nos sollicitations.

    Entorse à la mobilité toutefois : Sony n’a pas intégré de batterie, il faudra donc toujours veiller à disposer d’une prise secteur à proximité (l’alimentation est intégrée) et à faire attention à la longueur du câble fourni, seulement 1,3 mètre. Dernier élément pour en finir avec les caractéristiques purement techniques, la SRS-ZR5 est comme souvent monophonique et il faut l’appairer avec une seconde enceinte pour disposer de la stéréo. Heureusement cela ne grève en rien les qualités audios de la bête.

    La SRS-ZR5 est d’ailleurs une excellente surprise compte tenu de sa taille / de son prix. On pourra reprocher une légère surreprésentation des basses, mais rien de dramatique et l’ensemble du spectre parvient à s’affirmer. Ainsi, malgré cette chaleur apportée par les graves, les aigus conservent leur clarté. La dominante des basses est réelle, mais on garde un certain équilibre et nous parlerons donc de simple coloration du son… qui ne plaira toutefois pas à tout le monde, c’est sûr.

    La SRS-ZR5 surprend par la puissance qu’elle est capable de délivrer. On sonorise une pièce de 35-40 m² sans que les distorsions ne viennent agresser les oreilles. La configuration de cette enceinte multiroom ne pose aucun problème et, une fois encore, un soin tout particulier a été apporté à la conception de l’application… en tout cas pour Android. En effet, la version iOS est en retrait, mais gageons que cette dernière rattrapera son retard. Soulignons notamment l’excellente lisibilité des éléments de notre installation et leur configuration.

    • Conception robuste et finition excellente
    • « Connectique » on ne peut plus complète
    • Aucun problème de montée en puissance
    • Des basses bien rondes pour un rendu audio agréable
    • Configuration et manipulation agréables sur l’application Android
    • Une coloration audio qui fera tiquer les puristes
    • Pas de batterie : dommage l’aspect nomade était sinon parfait
    • Application iOS en retrait

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