En bref
- Godzilla change peu en puissance brute
- Son rayon thermique gagne en contrôle
- La suite sort le 3 novembre au Japon
On pouvait s’attendre à une suite qui gonfle tout, la taille, les pouvoirs, la surenchère. Ce n’est pas exactement ce que raconte Takashi Yamazaki. Pour Godzilla Minus Zero, le cinéaste vend un retour plus massif en apparence, mais pas un monstre repensé de fond en comble.
Un monstre retouché, pas réinventé
Dans les faits, Takashi Yamazaki, à nouveau réalisateur, scénariste et superviseur VFX, explique que ce nouvel Godzilla reste très proche de celui de Godzilla Minus One. Il dit même avoir volontairement peu changé la créature. La vraie évolution, s’il faut en isoler une, touche son rayon thermique, que le kaiju contrôle mieux et concentre davantage.
Petit détail intéressant, ce pouvoir continue malgré tout de lui faire mal. On n’est donc pas face à une version soudainement parfaite. Et c’est plutôt une bonne idée, parce que ce genre de limite garde au monstre une forme de brutalité instable, moins lisse, plus inquiétante.
Le vrai sujet, c’est la répétition du cauchemar
Visuellement, en revanche, le changement saute aux yeux. Takashi Yamazaki décrit ce nouveau design comme bien plus anguleux, plus hérissé, plus agressif que le précédent. En gros, Godzilla n’est pas forcément plus fort, mais il a l’air plus hostile, ce qui suffit déjà à installer une autre ambiance.
Mais le cœur du film est ailleurs. Le réalisateur insiste sur une idée simple, et assez forte, quand même : « L’idée, c’est que le cauchemar est revenu. Il n’est pas plus grand. Il n’est pas plus puissant. La terreur vient du fait d’affronter à nouveau quelque chose qu’on pensait avoir vaincu et qui est pourtant revenu sur vos côtes. »
Résultat ? La menace repose moins sur la fiche technique du monstre que sur sa résurrection. Détruit auparavant, il a réussi à se reconstituer à partir de morceaux éparpillés en seulement deux ans.
Une sortie rapide et un cap inédit pour la franchise
Cette suite se déroule en 1949, soit deux ans après les événements du premier film. Ryunosuke Kamiki reprend le rôle de Koichi Shikishima, alors que le personnage venait tout juste de retrouver une vie de famille avant de devoir replonger dans le désastre.
Côté calendrier, Toho sortira Godzilla Minus Zero dans les salles japonaises le 3 novembre. Puis Toho et GKIDS l’emmèneront aux États-Unis et au Canada dès le 6 novembre. C’est le déploiement international le plus rapide de l’histoire de la franchise.
Et ce n’est pas le seul signal. Le film est présenté comme la première production japonaise de la saga tournée pour l’IMAX. Avec ROBOT à la production et SHIROGUMI Inc. aux effets visuels, Toho traite clairement cette suite comme plus qu’un simple épisode en plus. Ce que ça raconte, au fond, c’est l’ambition nouvelle d’une franchise qui ne joue plus seulement à domicile.