En bref
- Premier Godzilla classé R
- Sortie mondiale quelques jours après le Japon
- Premier film japonais produit pour l’IMAX
Le prochain Godzilla ne veut visiblement plus jouer selon les anciennes règles. Godzilla Minus Zero vient d’être classé R avant sa présentation mondiale au New York Film Festival, une première pour une franchise qui existe depuis 72 ans.
Un classement qui casse 72 ans d’habitudes
Chez Toho, ce classement a un poids très concret. Le film a reçu cette restriction pour un contenu violent et des images sanglantes, ce qui en fait le tout premier épisode de la saga à franchir cette limite. Sur une série souvent traversée par des thèmes lourds, la nuance compte quand même. Là, on ne parle plus seulement de destruction massive vue de loin, mais d’une violence apparemment plus frontale.
Résultat, les attentes changent. Pas parce qu’un classement R garantit un meilleur film, évidemment, mais parce qu’il signale une intention. Toho semble vouloir rendre cette version du monstre plus inquiétante, plus physique, presque plus proche de la catastrophe humaine que du simple spectacle de kaiju.
La suite pousse plus loin la logique de Minus One
Ce choix n’arrive pas de nulle part. Godzilla Minus Zero se déroule seulement deux ans après les événements de Godzilla Minus One, qui plaçait déjà son récit dans un Japon marqué par l’immédiat après-guerre. En gros, la suite reprend un pays encore debout, mais à peine, et remet une couche sur cette idée de dévastation continue.
C’est aussi ce qui rend ce virage cohérent. Le précédent film avait déjà ramené Godzilla à quelque chose de plus grave, moins abstrait. Si la suite montre davantage de sang et de brutalité, ce ne sera pas juste pour choquer, mais pour prolonger ce cadre-là.
Toho cherche aussi la démonstration technique
L’autre rupture est plus industrielle. Godzilla Minus Zero sera le premier film japonais produit pour l’IMAX. Dit autrement, Toho ne cherche pas seulement à faire plus intense, mais aussi plus grand, au sens littéral.
Et il y a une logique derrière cette montée en gamme. Godzilla Minus One reste le plus gros succès critique et commercial de l’histoire du kaiju chez Toho, avec en prime un Oscar, du jamais-vu pour la franchise. Après un tel précédent, la suite ne pouvait pas arriver en pilote automatique. Clairement, le studio tente de transformer l’essai.
Une sortie mondiale rapide, avec l’équipe de retour
Côté calendrier, le lancement sera rapide. Le film sortira d’abord au Japon le 3 novembre, puis le 6 novembre aux États-Unis et au Canada, avec des séances IMAX. Toho s’associe à GKIDS pour cette sortie mondiale, autre signal intéressant sur ses ambitions hors du marché japonais.
Derrière la caméra, Takashi Yamazaki revient comme réalisateur, scénariste et superviseur des effets visuels pour Toho Studios, avec ROBOT à la production et SHIROGUMI Inc. aux effets visuels. Devant, on retrouvera notamment Ryunosuke Kamiki, Minami Hamabe, Yuki Yamada, Hidetaka Yoshioka, Kuranosuke Sasaki, Sakura Ando et Miou Tanaka. Si le film tient cette promesse de noirceur et d’ampleur, ce n’est plus seulement une suite attendue. C’est peut-être le modèle que la franchise suivra ensuite.