En bref
- Gal Gadot évoque un Wonder Woman 3 avorté
- La transition vers le DCU a laissé des traces
- Le reboot semble bon, pas sa gestion
Le nouveau DCU avance, mais son lancement n’a visiblement pas été propre. Entre le bon accueil de Superman, l’élan autour de Lanterns et Man of Tomorrow attendu l’an prochain, on pourrait croire à un redémarrage limpide. Ce n’est pas vraiment l’image que renvoie aujourd’hui Gal Gadot.
Un reboot utile, mais visiblement mal vécu
Ce que raconte l’ancienne Wonder Woman, ce n’est pas juste un départ d’actrice. C’est un morceau de la bascule entre le DCEU et le nouvel univers DC Studios. Et dans ce genre de passage de relais, on juge autant la stratégie que la manière.
Sur ce point, le contraste est assez net. D’un côté, la nouvelle direction portée par James Gunn et Peter Safran construit un univers qui semble déjà trouver son public. De l’autre, plusieurs figures de l’ancienne ère donnent le sentiment d’avoir traversé cette transition sans vraie élégance.
Gal Gadot confirme que Wonder Woman 3 a existé
Dans le podcast Happy Sad Confused de Josh Horowitz, Gal Gadot explique qu’un troisième film avait bien été envisagé avec elle. Elle dit aussi que tout cela appartient désormais au passé, avec une formule très apaisée, « Nous sommes tous des adultes, et tout va bien ».
Mais son récit laisse voir autre chose. Selon elle, le projet était sur la table, puis elle a observé la façon dont d’autres dossiers étaient gérés autour d’elle. C’est là que le ton change. Pas de règlement de comptes frontal, pas mal de retenue, mais une idée très claire, la fin de son parcours ne s’est pas faite dans un climat simple.
Henry Cavill et Patty Jenkins, autres signaux d’un passage brutal
Gal Gadot cite directement les cas de Henry Cavill et de Patty Jenkins, en expliquant que leur traitement n’avait pas été élégant. Elle ne détaille pas davantage, mais le sous-texte est limpide.
Le cas Cavill, lui, est déjà documenté. En 2022, l’acteur avait expliqué sur Instagram que le studio avait validé l’annonce de son retour en Superman, avant que cette décision soit retirée avec l’arrivée de Gunn et Safran. Dans le même message, il reconnaissait aussi que ce choix servait la construction d’un nouvel univers. Résultat, une décision peut être cohérente sur le fond et franchement maladroite dans son exécution.
Pourquoi cette séquence compte pour la suite de DC
Le sujet dépasse la nostalgie des fans du DCEU. Oui, repartir de zéro semble avoir été la bonne option pour donner à des films comme Superman la possibilité d’exister sans traîner tout le passé. Clairement, un grand ménage pouvait se défendre.
Mais on retient aussi autre chose. Quand des acteurs comme Henry Cavill parlent presque d’un deuil, et quand Gal Gadot laisse entendre qu’un Wonder Woman 3 a été envisagé avant de s’évaporer, on comprend que le problème n’était pas seulement le choix final. C’était la façon de l’annoncer, de l’assumer, de l’accompagner. Et pour un studio qui veut bâtir sur la durée, ce genre de détail compte quand même.