Elysway : les morts ont leur Facebook

Elysway est un réseau social créé par une startup belge en l’honneur des personnes décédées.

Image artistique d'un collage avec le symbole "j'aime" de Facebook, baigné de couleurs intenses et d'effets texturés captivants.
Image d'illustration. Collage dynamique avec symbole like — ADN

Les réseaux sociaux cherchant à concurrencer Facebook ou voulant simplement décliner le concept sont légion. Yummypets pour les animaux de compagnie où encore Ello libre de toute publicité dont le buzz semble s’être essoufflé très rapidement. Maintenant, même les personnes défuntes ont leur propre plateforme sociale. Facebook proposait déjà une option permettant de transformer un profil en page de commémoration en cas de décès de la personne concernée.

Une startup belge a décidé de lancer son propre réseau social destiné aux personnes décédées avec la mise en ligne de Elysway, une plateforme qui promet de « garder le souvenir intact ».

Bouton « Toutes mes condoléances » et QR Code sur la tombe

Elysway a été inaugurée le 28 octobre dernier en Flandre-Occidentale et permet de mettre en ligne gratuitement une page web en l’honneur d’une personne disparue. Cette page prend la forme d’une biographie sur la personne concernée, il est possible de poster des anecdotes ou encore des photos retraçant la vie du défunt.

Les autres utilisateurs peuvent commenter les publications afin de faire vivre le souvenir de ce que le réseau social appelle « une étoile ». Le bouton « j’aime » est remplacé par « Toutes mes condoléances » et il est possible de relier le profil créé à celui d’autres « étoiles » dont le profil aurait été inscrit sur Elysway. Chaque profil créé est associé à un QR code qu’il est possible de faire imprimer sur les avis de décès dans les journaux ou sur la tombe du défunt.

Le créateur du service, Filip Troch explique sur Elysway respecte la vie privée de ses utilisateurs et leur anonymat. « Pour accéder à d’autres informations, poster un message, elles doivent demander l’autorisation au créateur de la page. » précise-t-il. Après la question fatidique « crémation ou enterrement classique », il faudra désormais préciser si on désire notre profil post-mortem sur les réseaux sociaux.

Sebastien Veyrier

Spécialiste Tech

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