En bref
- Eliza Dushku a marqué trois séries cultes
- Buffy reste son socle le plus solide
- Tru Calling et Dollhouse ont suivi
Une série culte, ce n’est pas qu’une question de courbe d’audience. C’est une question de fidélité, parfois obsessionnelle, avec des fans qui continuent à en parler, à signer des pétitions, à se retrouver en convention longtemps après l’arrêt. Et dans cette catégorie-là, le parcours de Eliza Dushku a quelque chose de franchement rare.
On se souvient souvent d’elle au cinéma pour Bring It On ou Wrong Turn. Mais sa vraie empreinte, elle est à la télévision. Trois séries, trois publics très engagés, et pas une présence anecdotique au milieu.
La télé culte se mesure à la ferveur, pas seulement à l’audience
Le sujet, au fond, dépasse Eliza Dushku. Les grandes séries cultes ne sont pas forcément les plus massives, mais elles installent un lien presque intime avec leur public. C’est ce qui est arrivé à des titres comme Firefly, Community, Party Down ou Pushing Daisies. Vous voyez l’idée.
Chez Dushku, ce phénomène se répète trois fois. Et ça, quand même, ce n’est pas banal.
Faith, le rôle qui l’a inscrite dans Buffy pour de bon
Le cas le plus évident, c’est Buffy the Vampire Slayer. La série a duré, a marqué la science-fiction télé, et son public n’a jamais vraiment décroché. Dans cet univers, Faith Lehane reste l’un des personnages les plus forts associés à Dushku.
Elle arrive au début de la saison 3 comme une Tueuse proche de Buffy, avant de devenir l’un des pivots de cette période, puis de revenir plus tard dans des arcs plus courts, avec une dimension plus antagoniste. Au total, Dushku apparaît dans 20 épisodes de Buffy the Vampire Slayer, puis dans 6 épisodes de Angel.
Et le personnage a continué ailleurs. Faith a aussi mené sa vie en comics avec Angel et Faith. Même son nom de famille a été attribué via un jeu de rôle. Résultat, le rôle dépasse largement la série elle-même.
Le spin-off qui n’a jamais vu le jour, puis Tru Calling
Il y a même eu des discussions autour d’une série dérivée centrée sur Faith. Tim Minear, scénariste d’Angel, en donnait une image très nette, « Cela aurait été Faith, probablement sur une moto, parcourant le monde en essayant de trouver sa place. »
Mais Eliza Dushku voulait autre chose. Du coup, elle part vers Tru Calling, une série qui n’a tenu que deux saisons, avec un public limité mais très attaché. Elle y joue Tru Davies, étudiante en médecine capable de communiquer avec un cadavre puis de revivre la journée pour tenter de sauver une vie, ou aider un proche. Concept étrange, oui, mais assez souple pour produire des épisodes vraiment accrocheurs, surtout quand Tru ne réussit pas.
Le casting comptait aussi Zach Galifianakis, Matt Bomer, Lizzy Caplan et Eric Christian Olsen. Pas mal de visages qui, avec le recul, donnent encore plus de relief à la série.
Dollhouse, ou la confirmation d’un destin très télé culte
Après quelques films et de plus petites apparitions télé, Dushku retrouve Joss Whedon pour Dollhouse. Là encore, on est face à un concept presque fabriqué pour devenir culte après coup. Une organisation souterraine utilise des Dolls, des individus programmés temporairement avec des compétences et des traits précis, pour des missions qui peuvent aller de l’assassinat au braquage.
Dushku incarne Echo, une Doll qui commence à gagner en conscience d’elle-même. La série a été appréciée, mais ses audiences trop faibles ont entraîné son annulation alors que la saison 2 touchait à sa fin.
Aucune de ces deux séries n’a la place historique de Buffy. Mais mises ensemble, Tru Calling, Dollhouse et Buffy the Vampire Slayer racontent quelque chose de plus large, la capacité d’une actrice à revenir, encore et encore, au centre de fictions que le public refuse de laisser mourir.