En bref
- Quatre séries fantasy évitent la fin ratée
- Leur force, une conclusion pensée dès le départ
- Anime et animation dominent cette sélection
Le problème n’a jamais été le dragon. Ce qui casse une grande série fantasy, c’est souvent l’absence de cap quand arrive la dernière ligne droite. Et sur ce terrain, Game of Thrones reste le contre-exemple le plus commenté.
Le vrai point commun, ce n’est pas le budget
On associe facilement les dragons à des productions hors de prix, compliquées à écrire sans transformer chaque conflit en simple coup de feu venu du ciel. Pourtant, plusieurs séries du genre ont réussi avec bien moins de moyens. Leur point fort n’est pas seulement la qualité. C’est l’intention.
Toutes avaient une fin en tête. L’une a été pensée comme un pont vers un film, une autre revient réparer une adaptation restée inachevée pendant des décennies, une troisième boucle sa saga après sept saisons, et la dernière raconte tout en 13 épisodes puis s’arrête. Ça paraît presque basique. En pratique, c’est rare.
Une série courte qui ne s’éparpille jamais
Record of Lodoss War est le cas le plus net. Entre 1990 et 1991, le studio Madhouse livre 13 épisodes en vidéo directe, avec tout l’attirail de la fantasy classique, elfes, épées, groupe d’aventuriers, carte du monde, et un dragon dès le premier épisode.
La série vient de parties de jeu de rôle sur table, et ça se sent. Le récit avance comme une campagne bien menée, sans gras. Les dragons, notamment Shooting Star et Narse, ne décorent pas le fond de l’image, ils pèsent sur l’intrigue jusqu’au bout. La série complète est disponible sur Crunchyroll, en version sous-titrée ou doublée. Franchement, pour un week-end, c’est une très bonne pioche.
Deux longues séries qui vont jusqu’au bout
Dragon Quest: The Adventure of Dai joue une autre carte. L’anime lancé en 2020 s’étale sur 100 épisodes, jusqu’en octobre 2022, et adapte enfin tout le manga. C’est important, parce qu’une première version, en 1991, s’était arrêtée en chemin. Ici, l’histoire va au bout, arc après arc. Dai, qui porte l’héritage du Dragon Knight, voit même son acte final lui coûter quelque chose de concret. La série est sur Crunchyroll et Hulu.
Encore plus massif, DreamWorks Dragons cumule 118 épisodes. D’abord sur Cartoon Network avec Riders of Berk puis Defenders of Berk, ensuite sur Netflix avec Race to the Edge. Ici, Toothless est un vrai co-lead, pas une mascotte. Et la fin compte parce que la série a été conçue pour raccorder directement le premier film How to Train Your Dragon à sa suite, avec l’arrivée de Drago Bludvist. Seul bémol, il faut jongler entre Netflix et Peacock pour tout voir.
Le cas le plus proche de Game of Thrones, avec une nuance
The Dragon Prince est sans doute le plus intéressant du lot. Sept saisons de neuf épisodes, soit 63 épisodes diffusés entre 2018 et décembre 2024, avec royaumes en guerre, trône contesté, magie à coût moral, et dragons traités comme des personnages.
Le Dragon King, l’œuf volé qui devient le prince Azymondias et la Dragon Queen forment l’ossature du récit. La saison 7 conclut bien le conflit central. Mais la fin reste partiellement ouverte, parce qu’un nouvel arc en trois volets a été envisagé sans recevoir de feu vert. La nuance compte. Une fin ouverte n’est pas forcément une fin ratée. Et pour la fantasy télé, c’est même peut-être la leçon la plus utile des prochaines années.