Décryptage des scènes post-générique du Superman de James Gunn

À l’issue du film Superman réalisé par James Gunn, plusieurs scènes post-générique suscitent la curiosité des spectateurs. Ces séquences intrigantes recèlent des indices importants sur la suite de l’univers cinématographique mis en place par le réalisateur.

Superman, l'Ange de Metropolis
Image d'illustration. Superman, l'Ange de Metropolis — Kids' WB / PR-ADN

Tl;dr

  • Deux scènes post-générique : mi-parcours et fin.
  • Krypto, le chien de Superman, à l’honneur.
  • Clin d’œil comique avec Mr. Terrific et Clark.

Un souffle nouveau sur les scènes post-générique

Le long-métrage « Superman », réalisé par James Gunn, ne se contente pas d’un épilogue classique. Là où certains blockbusters attendent que la moitié des spectateurs aient déserté la salle pour dévoiler une surprise, Gunn choisit de présenter la version déjantée de Supergirl (Milly Alcock) avant même le générique final. Elle y fait un passage éclair à la Forteresse de Solitude pour récupérer son chien, Krypto – une entrée en scène qui préfigure déjà l’avenir du DCU.

Krypto au cœur de l’émotion

Difficile d’oublier la première apparition de Krypto, ce super-chien rapidement devenu la coqueluche des fans dès sa révélation auprès de Superman (David Corenswet). Dans la première scène post-générique, Clark et Krypto se retrouvent dans le calme lunaire, loin des affrontements terrestres et du chaos orchestré par un Lex Luthor (Nicholas Hoult) tout juste neutralisé. C’est une respiration après un film riche en rebondissements : justice rendue, ville sauvée mais autorités toujours sur le qui-vive face aux métahumains. Si cette parenthèse paraît décalée dans la chronologie – Krypto ayant été confié à Kara auparavant –, elle offre au public un ultime moment complice avec cette boule d’énergie poilue.

L’humour grinçant de Mr. Terrific

Lorsque l’on pensait que tout était dit, la dernière scène post-générique ramène l’action à Metropolis. On y retrouve Superman aux côtés de Mr. Terrific (Edi Gathegi) inspectant les dégâts d’une faille dimensionnelle laissée par Lex. Malgré ses efforts pour remettre la ville d’aplomb, quelques fissures subsistent – ce que Clark relève sans malice, déclenchant l’irritation (et le départ) d’un Terrific vexé :

  • « Je peux être vraiment idiot parfois », confie alors Superman à lui-même.

Ce moment maladroit et plein d’autodérision révèle une facette plus humaine du personnage, soulignant combien Corenswet incarne à merveille cette nouvelle vision du « Man of Tomorrow ».

L’empreinte James Gunn : sourire garanti mais rien d’indispensable

Ces deux scènes bonus s’inscrivent dans la tradition instaurée par James Gunn. Ici, pas de teasing vital pour comprendre l’avenir du DCU : il s’agit plutôt d’offrir une dose supplémentaire de tendresse et de second degré. Que retenir ? Sans révolutionner le genre, « Superman » prouve qu’il est encore possible de surprendre… tout en rappelant qu’un héros peut aussi avoir ses failles – ou ses moments canins.

Morgan Fromentin

Spécialiste Pop Culture

Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.

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