En bref
- Claude partage désormais sa mémoire avec Claude Cowork, ce qui évite de répéter le contexte entre les différents usages.
- Anthropic améliore aussi la mémoire sur Chrome et permet de mieux contrôler les informations que Claude conserve.
- Les données sensibles restent protégées par défaut, avec la possibilité pour l’utilisateur d’activer ou de désactiver leur mémorisation.
Vous utilisez Claude pour discuter, puis Claude Cowork pour exécuter une tâche dans le cloud ? Jusqu’ici, il fallait parfois redonner le contexte. Cette friction commence à sauter, et c’est clairement le vrai morceau de cette mise à jour.
Moins de répétitions entre le chat et l’agent
Anthropic relie désormais la mémoire de Claude entre le chatbot et Claude Cowork, son agent d’usage informatique lancé en début d’année. L’idée est simple, mais utile : ce que Claude retient dans vos conversations peut suivre quand Cowork lance une tâche dans le cloud, et l’inverse aussi.
Concrètement, si vous automatisez des actions répétitives au fil de la journée avec Claude Cowork, vous aurez moins souvent à reposer le décor. Et ça, pour un outil censé faire gagner du temps, c’est la base.
Le bon timing avec l’extension Chrome
Ce changement n’arrive pas seul. Il s’appuie sur une mise à niveau récente de l’extension Claude for Chrome, où Anthropic a rendu Cowork accessible via le plugin.
Depuis cette évolution, les échanges tenus dans le panneau latéral de Chrome entrent eux aussi dans votre historique d’usage. Bref, la mémoire de Claude devient moins morcelée, là où elle l’était souvent depuis l’été dernier, parfois par choix, parfois à cause de limites d’architecture.
Des réglages plus fins sur la mémoire sensible
L’autre nouveauté, c’est le contrôle. Comme avant, vous pouvez consulter les souvenirs de Claude classés par thème, puis modifier le détail de chaque sujet dans les réglages.
Mais Anthropic ajoute une option pour inclure les sujets sensibles dans la mémoire. Par défaut, Claude ne conserve pas ce qui touche à la santé, à la race, à l’origine ethnique, aux convictions religieuses, à la politique, à l’identité de genre et à des domaines comparables.
Si vous activez ce bouton, Claude commencera à mémoriser ce type d’éléments, avec une notification à chaque ajout. Il n’ajoutera pas rétroactivement les anciennes conversations. Et vous gardez la main pour désactiver la fonction, modifier ce qui est stocké, ou le supprimer.
Même avec cette option activée, certains contenus restent hors jeu. Anthropic précise que Claude n’enregistrera pas, par exemple, le numéro de sécurité sociale, les antécédents criminels ou le statut migratoire. C’est quand même la moindre des choses.
Qui y a droit, et où voir la nouveauté ?
La mémoire est disponible pour tous les comptes Free, Pro et Max, avec activation par défaut. Sur mobile, il faut passer par la dernière version des applis Claude sur Android et iOS pour voir les nouveautés.
Le message derrière tout ça est limpide : Anthropic veut un Claude plus cohérent d’un usage à l’autre, sans vous enfermer sur la partie la plus sensible. Pour un assistant censé suivre votre rythme, il était temps.