En bref
- Universal a refusé un crossover improbable
- Chucky devait rencontrer Problem Child
- L’idée refait surface 35 ans après
Le plus surprenant, ce n’est pas qu’un crossover avec Chucky ait été imaginé. C’est le partenaire choisi. Bien avant que les univers partagés deviennent un réflexe à Hollywood, Universal a reçu un pitch pour un film opposant, ou réunissant, Chucky et Problem Child. Le studio l’a refusé presque aussitôt.
Un crossover rejeté avant même d’exister
L’info a été racontée par Larry Karaszewski et Scott Alexander, les scénaristes de Problem Child, lors d’une projection de Problem Child et Problem Child 2. Les deux auteurs ont expliqué avoir proposé à Universal un crossover entre les deux franchises.
Résultat ? Refus immédiat, ou presque. On ne sait ni à quel moment précis le projet a été présenté, ni à quoi ressemblait réellement son scénario. C’est frustrant, parce que l’idée est assez tordue pour qu’on ait envie de voir jusqu’où elle allait.
Pourquoi le studio a dit non
Vu depuis le début des années 1990, la réponse du studio n’a rien d’étonnant. À l’époque, mélanger deux licences n’était pas encore une mécanique industrielle. Aujourd’hui, on voit la logique commerciale tout de suite. À ce moment-là, ça devait surtout ressembler à une lubie.
L’autre frein, plus concret, c’est la tonalité. Les premiers Child’s Play, les trois premiers surtout, restent des films d’horreur assez frontaux, même avec quelques pointes d’humour. Chucky ne basculera franchement vers l’horror-comedy que plus tard. En face, Problem Child joue d’abord sur la comédie familiale et les catastrophes domestiques. Pour un studio, l’assemblage devait sembler bancal.
Chucky, une rare continuité dans l’horreur
Si cette vieille histoire ressort aujourd’hui, c’est aussi parce que Chucky garde une place à part. Depuis ses débuts en 1988, le personnage a traversé sept films et trois saisons TV, sans compter le remake, avec une continuité rare. Don Mancini écrit la saga depuis l’origine, et Brad Dourif prête sa voix à la poupée depuis près de quarante ans.
Pas mal de franchises d’horreur ont changé d’équipe, de ton, parfois d’identité. Chucky, lui, a gardé un fil. C’est aussi pour ça que les fans projettent autant de choses sur son futur, y compris cette envie persistante d’un passage dans l’espace.
Une idée bizarre, mais pas totalement absurde
Mais le vrai détail intéressant est ailleurs. On oublie souvent que Problem Child avait un fond nettement plus sombre qu’il n’y paraît. Dans le premier film, Junior Healy correspond avec un tueur en série. Dit comme ça, la rencontre avec Chucky paraît tout de suite moins incongrue.
Et puis les deux personnages ont un côté franchement mesquin. Du coup, le film n’aurait peut-être même pas été un vrai face-à-face. Plutôt un duo toxique. Ce projet n’a jamais vu le jour, mais 35 ans après, il dit quelque chose de simple, les franchises les plus durables sont souvent celles qui laissent assez d’espace pour ce genre de fantasmes. Même les plus improbables.