En bref
- Les voyants verts, orange ou bleus signalent l’utilisation de la caméra, du micro ou de la localisation par une application.
- Sur iPhone comme sur Android, les réglages de confidentialité permettent de vérifier et de limiter les autorisations accordées à chaque appli.
- Avant même l’installation, les boutiques d’applications affichent les accès demandés : un bon moyen de repérer les applis trop curieuses.
Quand un point vert, orange ou une icône de localisation s’allume sur votre téléphone, ce n’est pas du décor. C’est le signal qu’une appli utilise un accès sensible, et c’est justement là que le sujet devient très concret.
Ces petits voyants qu’on oublie trop souvent
Sur iPhone, un point vert indique que la caméra tourne, un point orange qu’une appli écoute via le microphone, et une icône bleue signale un accès à la localisation. Sur les téléphones Android, vous avez des icônes comparables dans la barre d’état. En ouvrant le centre de contrôle sur iOS, ou le panneau des réglages rapides sur Android, vous pouvez voir quelle appli est en train d’utiliser ces fonctions.
Ce n’est pas parce qu’une appli réclame l’accès aux fichiers, aux SMS, à la position ou à l’appareil photo qu’elle est forcément douteuse. Mais si cet accès colle mal avec ce qu’elle est censée faire, ça mérite au moins un coup d’œil. Clairement, une vérification de temps en temps évite pas mal de mauvaises surprises.
Sur iPhone, le tri se fait en quelques menus
Chez Apple, iOS 27 et iPadOS 27 gèrent ça presque de la même façon. Au premier lancement, une appli tierce doit demander l’autorisation d’accéder, par exemple, aux contacts, aux photos, au micro ou à la position. Pour la localisation, vous pouvez autoriser une seule fois, ou seulement pendant l’utilisation de l’app.
Ensuite, tout se centralise dans Réglages > Confidentialité et sécurité. Chaque type d’accès affiche le nombre d’applis concernées. Vous ouvrez Microphone, Photos ou Localisation, puis vous coupez ce que vous voulez avec un simple bouton.
Certaines applis comme Google Maps ou Uber fonctionnent mieux avec la position précise et un accès réglé sur Toujours. Mais vous pouvez revenir en arrière appli par appli. Même logique pour la photothèque, avec un mode accès limité pour ne partager que certaines images ou vidéos. Et si vous activez le rapport de confidentialité des apps, vous voyez aussi quels capteurs et quelles données ont été consultés, ainsi que l’activité réseau et les domaines contactés.
Sur Android, le tableau de bord privacy fait le boulot
Sur Android, les menus changent selon le constructeur, mais l’idée reste la même. Le chemin le plus direct passe souvent par la fiche d’une appli, via un appui long sur son icône puis le petit i. Sinon, Réglages > Applications > Voir toutes les applications, puis Permissions.
Là, vous choisissez un type de donnée et vous basculez entre Autoriser et Ne pas autoriser. Pour la localisation, certains réglages permettent aussi de choisir entre tout le temps et uniquement pendant l’utilisation.
Et il y a mieux, le Privacy Dashboard. Ce tableau de bord liste les différents accès et montre quelles applis les ont utilisés au cours des 24 dernières heures. Le nom du menu varie, donc il faut parfois passer par Sécurité et confidentialité, ou taper son nom dans la recherche des réglages.
Le bon réflexe commence avant même l’installation
Sur Android comme sur iOS, les applis doivent demander ces autorisations au premier lancement, et vous pouvez accepter ou refuser. Mais le tri peut commencer plus tôt.
Le Play Store et l’App Store affichent aussi les informations auxquelles une appli peut vouloir accéder. Bref, si une appli veut tout voir avant même d’être installée, vous avez déjà un bon indice.