Call of Duty : quand Activision dit non à Steven Spielberg

Image d'illustration. Call of DutyActivision / PR-ADN
Le réalisateur de Il faut sauver le soldat Ryan a vu sa vision du film Call of Duty rejetée par Activision.
Tl;dr
- Steven Spielberg, passionné de jeux vidéo et créateur de Medal of Honor, a vu sa proposition d’adaptation de Call of Duty rejetée par Activision.
- Le cinéaste exigeait un budget important et un contrôle total sur la production, des conditions jugées trop lourdes pour l’éditeur américain.
- Paramount et Activision portent désormais le projet, mais aucun réalisateur ni scénariste n’a encore été confirmé.
Un géant d’Hollywood écarté
Qui aurait imaginé voir Steven Spielberg, réalisateur encensé et passionné de jeux vidéo, recalé à la porte d’une adaptation de Call of Duty ? Pourtant, alors que le mythique cinéaste rêvait d’adapter la franchise vidéoludique culte au cinéma, l’éditeur Activision a fait le choix surprenant de refuser sa proposition. En coulisse, l’histoire est aussi stratégique qu’étonnante.
Steven Spielberg face aux exigences d’Activision
Le réalisateur aux neuf nominations aux Oscars, deux fois récompensé pour La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, ne manque ni de prestige ni d’expérience en matière de films de guerre. À vrai dire, ses œuvres ont directement inspiré l’univers des premiers Call of Duty, très ancrés dans la Seconde Guerre mondiale. L’implication personnelle de Steven Spielberg, également créateur du jeu Medal of Honor, semblait presque évidente.
Pourtant, selon les informations révélées par Puck, la proposition du cinéaste s’accompagnait d’exigences substantielles : budget conséquent, contrôle total sur la production et le marketing, ainsi que le final cut. Face à ces conditions, jugées trop contraignantes pour une licence qui pèse des milliards, Activision, désormais propriété de Microsoft, a préféré décliner.
L’avenir du film entre les mains de Paramount
Dans ce contexte tendu, c’est finalement un accord entre Paramount, fraîchement renforcé par sa fusion avec Skydance, et Activision qui permet au projet d’avancer. Le groupe dirigé par David Ellison a proposé une collaboration offrant davantage de marge de manœuvre à l’éditeur du jeu.
À ce stade pourtant, nul talent n’a encore été officialisé derrière la caméra ou à l’écriture : ni réalisateur, ni scénariste. Impossible donc d’écarter définitivement toute implication future de Steven Spielberg. Hollywood n’est jamais avare en surprises et un revirement reste possible — même si peu probable à ce stade.
L’industrie du jeu vidéo sur ses gardes : enjeux et perspectives
Les exemples passés incitent à la prudence. Les mauvaises adaptations vidéoludiques ont souvent laissé des traces indélébiles à Hollywood. Garder la main sur une telle propriété intellectuelle est devenu vital pour les éditeurs ; il suffit de rappeler pourquoi aucun film Grand Theft Auto n’a jamais vu le jour.
Reste cette question en suspens : un film Call of Duty sans la patte Steven Spielberg pourra-t-il s’imposer sans laisser planer ce regret ? Une chose est sûre : l’attente demeure entière autour du futur blockbuster… dont on ignore encore jusqu’au nom du capitaine à bord.