En bref
- Aragorn a failli changer de visage quatre fois
- Stuart Townsend a été remplacé juste avant le tournage
- Viggo Mortensen est arrivé en toute fin
Aragorn a failli ne jamais être Viggo Mortensen. Et ce n’est pas un petit détail de coulisses. Quand un personnage aussi structurant vacille jusqu’aux derniers jours, c’est tout le ton d’une trilogie qui peut bouger.
Un rôle clé qui a longtemps flotté
Le cas le plus fou reste celui de Stuart Townsend. Au début de la production, il était officiellement Aragorn. Deux mois en Nouvelle-Zélande à répéter et à s’entraîner, puis sortie brutale, le tout au tout dernier jour avant le vrai lancement du tournage. Plus tard, Viggo Mortensen a expliqué que Townsend était jugé trop jeune, trop proche des hobbits en âge, alors que le rôle demandait une présence plus mûre.
L’histoire s’est mal terminée. Townsend a raconté que la production avait refusé de le payer, au motif qu’il n’avait pas accompli le volume de travail prévu dans son contrat. Résultat, un acteur écarté au bout du chemin et un remplaçant appelé presque en catastrophe, alors que les caméras tournaient déjà.
Pourquoi plusieurs stars ont dit non
Chez Nicolas Cage, le problème était simple. Jouer Aragorn signifiait partir longtemps et vivre loin de chez lui pendant trois ans, un engagement qu’il ne pouvait pas prendre. Avec le recul, on voit mal comment faire plus juste, puisque la production s’est étalée sur plusieurs années, avec retours en Nouvelle-Zélande et nouvelles prises.
Pour Russell Crowe, le sujet semble plus politique. L’acteur estime que le studio a poussé Peter Jackson à discuter avec lui alors que, selon son intuition, le réalisateur avait déjà un autre nom en tête. Il dit ne rien regretter, alors qu’on lui aurait proposé 10 % des recettes, soit environ 92 millions d’euros (100 millions de dollars).
Le cas Daniel Day-Lewis est plus flou, mais révélateur. Des rumeurs persistantes disent que Peter Jackson lui aurait proposé le rôle plusieurs fois. Lui a déjà expliqué qu’il n’était pas attiré par les gros blockbusters commerciaux, et certaines affirmations avancent aussi qu’une trilogie de studio l’aurait démoralisé.
Ce que ces alternatives auraient changé à Aragorn
Sur le papier, chacun déplaçait le personnage. Cage, déjà oscarisé, aurait apporté une intensité bien plus instable, alors qu’Aragorn demande souvent de la retenue. La scène du couronnement avec « Vous ne vous inclinez devant personne » n’aurait sans doute pas eu la même tenue.
Crowe, juste après Gladiator, collait davantage au guerrier qu’à l’héritier hésitant. Day-Lewis, doublement oscarisé à ce moment-là pour My Left Foot et In the Name of the Father, aurait donné un poids prestige énorme au film, avec sa méthode quasi obsessionnelle. Quant à Townsend, sa jeunesse tirait Aragorn vers un registre moins crédible face à son destin royal.
Pourquoi le choix final reste le bon
Bon, le plus frappant, c’est que Mortensen arrive tard et finit par s’imposer comme une évidence. Les critiques l’ont salué, les fans aussi, au point de rendre difficile toute autre projection aujourd’hui.
Son épisode le plus connu résume pas mal de choses. Pendant The Lord of the Rings: The Two Towers, il frappe un casque d’Uruk-hai si fort qu’il se fracture deux orteils, tombe à genoux de douleur, mais reste dans le personnage. Ce genre d’engagement ne garantit pas un grand rôle. Là, clairement, il l’a ancré pour de bon. Et vous voyez ce que ça raconte de Hollywood aussi, un casting peut vaciller jusqu’au bout, puis produire l’image définitive.