En bref
- Rob Savage évoque environ 50 jump scares
- Jessica Chastain joue une mère inquiétante
- Le film sort au cinéma le 9 octobre
Environ 50 jump scares. Si le chiffre avancé par Rob Savage tient, Malfaisante (Other Mommy) ne jouera pas juste la carte du film d’horreur très attendu, il pourrait aussi entrer dans une petite catégorie à part, celle des films qui transforment le sursaut en cadence presque industrielle.
Un chiffre qui change tout
Auprès de Entertainment Weekly, Rob Savage a expliqué qu’il voyait les choses large. Pour lui, les jump scares ne se résument pas à la vieille mécanique silence, silence, explosion sonore. Il a même lâché, à propos du nombre, « Oh, genre 50 », avant de défendre cet outil souvent méprisé alors qu’un bon jump scare, bien construit, demande une vraie mise en scène.
Son idée est plus intéressante que le chiffre brut. Other Mommy ne miserait pas seulement sur des secousses faciles, mais sur plusieurs registres de l’horreur, avec de la terreur diffuse, de vrais morceaux de bravoure visuels et surtout une sensation de paranoïa constante.
La mère, puis le doute
Le film adapte Incidents Around the House, le roman horrifique publié en 2024 par Josh Malerman. On y suit Bela, une petite fille qui voit une entité malveillante se faire passer pour sa mère et s’attaquer à sa famille.
Là, le concept tape juste. Une mère, au cinéma comme dans l’imaginaire le plus simple, c’est le refuge. Other Mommy retourne ça de face. Jessica Chastain y incarne Ursula, et tout l’enjeu semble tenir dans cette question assez primaire, presque inconfortable, de savoir si la personne qu’on regarde à l’écran est bien Ursula ou cette autre présence. Et si les adultes sont fiables, ou non.
Pourquoi la bande-annonce a marqué
La bande-annonce est devenue virale pour une raison simple, elle avait une image qu’on n’oublie pas. On y voit l’Other Mommy de Jessica Chastain, pliée de façon quasi impossible sous une table de cuisine. Très peu de plans, mais une identité immédiate.
Rob Savage assure d’ailleurs que cette scène n’est qu’un avant-goût. Le film semble jouer avec une réalité qui se déforme, dans un registre qui évoque par moments les apparitions à la Pennywise, avec ce glissement du quotidien vers le cauchemar surréaliste. Bref, le pari n’est pas seulement de faire peur souvent, mais de faire douter sans arrêt.
Le record existe, mais il dit quoi au fond ?
Si les 50 jump scares sont réels, Other Mommy dépasserait largement le titre souvent attribué à The Haunting in Connecticut 2: Ghosts of Georgia, crédité d’environ 32. Derrière, on trouve aussi Extraterrestrial avec 30, puis Resident Evil: The Final Chapter et Paranormal Activity: The Ghost Dimension, tous deux à 29.
Mais ce classement dit aussi ses limites. Compter les tentatives n’a jamais suffi à mesurer l’efficacité d’un film d’horreur, et ce n’est pas un hasard si ces références ne sont pas exactement des monuments du genre. Reste que Other Mommy, attendu le 9 octobre au cinéma, pose déjà une question assez actuelle sur l’horreur grand public, celle du dosage entre sensation immédiate et malaise qui s’installe.