Arnold Schwarzenegger a failli tenir le premier rôle dans un film d’horreur sur le catch au concept fascinant

Image d'illustration. Arnold Schwarzenegger Predator 20th Century Studios / PR-ADN
Arnold Schwarzenegger a failli décrocher un rôle principal dans un film mêlant catch et horreur corporelle, un projet original qui promettait de marier son charisme à l’univers saisissant du body horror, suscitant la curiosité des fans.
Tl;dr
- Schwarzenegger et Gordon ont failli collaborer sur « Steroid ».
- Le projet a échoué car Schwarzenegger refusait un rôle de méchant.
- Le film, jamais tourné, abordait la folie liée aux stéroïdes.
Un duo avorté entre Schwarzenegger et Gordon
Au tournant de la fin des années 1980, l’idée d’un film réunissant Arnold Schwarzenegger et le réalisateur culte Stuart Gordon aurait pu marquer les annales du cinéma fantastique. À cette époque, Schwarzenegger sortait tout juste du succès de « Predator », tandis que Gordon, déjà reconnu pour « Re-Animator » et « Dolls », développait des projets de genre atypiques. Pourtant, malgré une proposition audacieuse intitulée « Steroid », la collaboration n’aura jamais vu le jour.
Steroid : un scénario choc resté dans les tiroirs
Le projet « Steroid » devait mettre en scène un catcheur obsédé par sa musculature et sombrant dans la folie après avoir abusé de substances dopantes. Au cœur du scénario, rédigé par Gordon, se trouvait un rôle principal taillé sur mesure pour la star autrichienne : un bodybuilder perdant pied, transformé en monstre meurtrier dans les rues de New York. Selon le cinéaste Joe Begos, qui a travaillé auprès de Gordon, le script évoquait des thématiques aujourd’hui tristement célèbres, rappelant notamment l’affaire dramatique du catcheur Chris Benoit. Ce dernier avait commis l’irréparable en 2007, après des années d’exposition à la violence et aux stéroïdes.
L’hésitation d’Arnold Schwarzenegger face au rôle sombre
Malgré l’intérêt manifeste de Schwarzenegger, connu alors pour ses rôles héroïques, voire invincibles à l’écran, le projet s’est enlisé. La raison ? L’acteur aurait finalement refusé d’incarner un personnage aussi radicalement négatif. Excepté dans « The Terminator » en 1984, il avait évité les rôles ouvertement maléfiques tout au long de sa carrière. Tentant de rassurer sa star potentielle quant à la dimension humaine du protagoniste, Gordon ne parvint pas à convaincre.
Pour mieux comprendre ce qui aurait pu advenir, voici ce que proposait « Steroid » :
- Dopage et transformation monstrueuse : une plongée glaçante dans les effets dévastateurs des substances chimiques.
- Mise en scène urbaine : une traque sanglante dans New York.
- Psycho-drame sportif : inspiration tirée de faits divers liés au catch professionnel.
L’après-Steroid : des trajectoires divergentes mais marquantes
Par la suite, Christopher Lambert, non Schwarzenegger, fut choisi pour le film « Fortress », initialement convoité par l’Autrichien. De son côté, Gordon, jusqu’à son décès en 2020 à 72 ans, poursuivit une carrière prolifique dans le cinéma de genre. Quant à Schwarzenegger, il ne reviendra vers l’horreur qu’en 1999 avec « End of Days », puis plus tard dans « Maggie ». Les routes des deux hommes ne se sont finalement jamais croisées sur grand écran — mais leur rencontre manquée continue d’alimenter les fantasmes des amateurs de cinéma fantastique.