En bref
- Chernin Entertainment adapte deux jeux d’Embark Studios
- ARC Raiders ira au cinéma et à la télévision
- The Finals suit la même voie
Le jeu vidéo ne veut plus seulement vendre des parties, il veut bâtir des univers qui circulent partout. Et dans ce mouvement, ARC Raiders et The Finals, deux titres d’Embark Studios totalisant 45 millions de joueurs cumulés, viennent de franchir une étape très claire, leur arrivée en film et en série TV.
Deux licences pensées pour sortir du cadre du jeu
Chernin Entertainment, division de The North Road Company, s’est associé à Embark Studios, filiale de Nexon, pour adapter les deux jeux. Le studio a obtenu les droits après avoir remporté une compétition d’enchères, signe que ces licences ne sont pas vues comme de simples paris opportunistes.
Ce qui intéresse visiblement Chernin, c’est la densité de leur lore, assez riche pour justifier de gros investissements sur les deux projets. Patrick Söderlund, président exécutif de Nexon, fondateur et CEO d’Embark Studios, explique même que cet accord représente une nouvelle étape pour transformer ARC Raiders et The Finals en expériences transmedia intégrées. Il précise aussi, dans une formule très encadrée, que les équipes créatives d’Embark Studios travailleront étroitement avec Chernin afin que l’identité des deux licences se prolonge dans de nouveaux formats. C’est ambitieux, clairement.
ARC Raiders, une survie sale et tendue sous une Terre hostile
Si vous ne voyez pas le jeu, ARC Raiders est un shooter multijoueur à la troisième personne construit autour de l’extraction, donc moins frontal qu’un simple match à éliminations. La stratégie compte, le risque aussi.
Son monde se situe en 2180. Des machines extraterrestres, les ARC, sont tombées sur Terre et ont commencé à exterminer l’humanité. Les survivants se sont réfugiés sous terre, puis ont organisé des expéditions à la surface pour récupérer de l’équipement et des ressources. Mais le danger ne vient pas seulement des machines, les pillards peuvent aussi se retourner les uns contre les autres. Résultat, un cadre parfait pour une adaptation plus rugueuse que spectaculaire.
The Finals, un shooter qui ressemble déjà à une émission
À l’inverse, The Finals a quelque chose de plus immédiatement télévisuel. Le jeu, un FPS free-to-play, se déroule en 2100 dans un programme de combat en réalité virtuelle appelé The Finals, présenté comme le plus grand jeu télévisé du monde.
On y trouve déjà un public virtuel, deux commentateurs très voyants, Scotty et June, et une structure de compétition pensée comme un show. Les joueurs choisissent un avatar parmi plusieurs gabarits, Light, Heavy ou Medium, chacun avec ses armes, ses gadgets, ses forces et ses faiblesses. Les équipes combinent ensuite ces profils pour coopérer, contourner l’adversaire ou l’écraser. Le tout dans des environnements virtuels souvent calqués sur des lieux réels.
Pourquoi ce mouvement compte au-delà de ces deux jeux
Cette annonce raconte surtout quelque chose de plus large. Des licences comme The Witcher ont déjà montré qu’un jeu pouvait nourrir une stratégie multimédia entière, entre séries, nouvelles sorties, films ou animation.
Chernin Entertainment semble viser ce modèle. Et le timing n’est pas anodin, The Finals recevra une nouvelle mise à jour saisonnière la semaine prochaine pendant que ses adaptations avancent. En gros, le jeu vidéo ne sert plus seulement de matière première à Hollywood, il devient une plateforme de récit continue. C’est là que ça devient intéressant pour la suite.