Alaska : un nouveau cadre strict pour protéger les mineurs en ligne

Image d'illustration. DeepfakeADN
L’Alaska envisage de renforcer sa législation contre les contenus pédopornographiques créés par intelligence artificielle et d’imposer des limitations à l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs, rejoignant ainsi la tendance observée dans d’autres États américains.
Tl;dr
- La Chambre des représentants de l’Alaska a adopté à l’unanimité le projet de loi HB47 pour protéger les mineurs contre les contenus « deepfake » préjudiciables et encadrer l’usage des réseaux sociaux.
- Le texte prévoit des mesures strictes : couvre-feu numérique, suppression des fonctionnalités « addictives », vérification de l’âge et consentement parental obligatoire.
- Le projet suit la tendance d’autres États comme l’Utah, mais doit encore passer au Sénat et obtenir l’aval du gouverneur avant d’entrer en vigueur.
Vers un encadrement accru des usages numériques chez les mineurs
Le sujet fait débat, mais la mesure, elle, a reçu un plébiscite. Récemment, la Chambre des représentants de l’Alaska a adopté à l’unanimité le projet de loi HB47. Celui-ci s’attaque à deux fronts : il vise non seulement à interdire la création et la diffusion de contenus « deepfake » préjudiciables mettant en scène des enfants, mais il impose également des limites très strictes à l’utilisation des réseaux sociaux par les plus jeunes.
Des règles précises pour les plateformes sociales
À l’origine centré sur l’interdiction de la possession et du partage d’images à caractère sexuel créées par intelligence artificielle, le texte a vu son périmètre élargi. Les élus ont ajouté une série d’amendements pour encadrer plus fermement l’accès aux réseaux sociaux chez les mineurs. Parmi les mesures envisagées :
- Mise en place d’un couvre-feu numérique de 22h30 à 6h30.
- Bannissement des fonctionnalités dites « addictives ».
- Obligation pour les plateformes de vérifier l’âge des utilisateurs et d’obtenir le consentement parental pour les moins de 18 ans.
Un processus législatif encore en cours
Malgré un vote sans opposition (39 voix pour, aucune contre), certains représentants ont exprimé leurs réserves quant à l’absence de consultation préalable avec les acteurs du secteur. Cette prudence laisse présager d’éventuelles modifications lors du passage du texte devant le Sénat de l’Alaska. À ce stade, une version parallèle y circule déjà et il faudra aussi obtenir l’aval du gouverneur.
L’Alaska dans le sillage d’autres États américains
Ce n’est pas sans rappeler la dynamique nationale : en effet, l’Alaska emboîte le pas à plusieurs autres États préoccupés par la protection des mineurs sur Internet. Les amendements ajoutés au texte s’inspirent directement du modèle mis en place dans l’Utah, pionnier dans ce domaine. Reste que là-bas, une injonction préliminaire avait freiné la mise en œuvre de telles restrictions. De quoi inviter à la prudence quant au sort final du projet alaskien.