Sur HBO Max, ce film DC oublié remonte déjà dans le top 5

A History of ViolenceBenderSpink / PR-ADN
Arrivé depuis six jours sur HBO Max, ce polar tiré d’un comic DC s’est déjà hissé dans le top 5. Un retour qui rappelle qu’une adaptation BD peut exister loin des super-héros.
En bref
- Un film DC oublié cartonne sur HBO Max
- A History of Violence atteint la 5ᵉ place
- Un polar noir, pas un récit de super-héros
On associe souvent DC Comics à des capes, des masques, des univers partagés. Et puis il y a ces objets plus étranges, presque sortis du radar. A History of Violence fait partie de cette catégorie, et son retour sur HBO Max rappelle au passage une chose simple, une adaptation de comic ne ressemble pas forcément à un blockbuster super-héroïque.
Un film DC, oui, mais pas celui qu’on imagine
Chez Warner Bros., maison mère de DC Comics, HBO Max sert logiquement de base arrière pour une bonne partie des productions liées à l’éditeur. Mais cela n’a pas toujours fonctionné ainsi. Comme Marvel avant lui, DC a aussi vu certaines œuvres partir vers d’autres studios, surtout du côté de labels plus discrets comme Vertigo Comics.
C’est là que le cas de A History of Violence devient intéressant. Le récit a d’abord été publié en 1997 chez Paradox Press, puis chez Vertigo Comics. On est dans le noir, le crime, la tension sèche. Pas dans le spectaculaire.
En six jours, le retour discret est devenu un vrai score
Le plus parlant, c’est la vitesse. Selon FlixPatrol, le film s’est déjà installé dans le top 10 des longs-métrages les plus vus sur HBO Max, à la cinquième place, après seulement six jours de présence sur la plateforme.
Résultat, un film qu’on avait un peu laissé sur le bord de la route se retrouve remis au centre. Clairement, le streaming sait faire ça, redonner une seconde vie à des œuvres qui n’ont plus la lumière des sorties cinéma, mais gardent une vraie force d’attraction.
Un polar noir avant d’être une adaptation de comic
L’histoire suit Tom, patron d’un café dans une petite ville rurale du Michigan. Après avoir maîtrisé deux voleurs armés, il devient un héros local. Sauf que cette soudaine exposition nationale attire l’attention d’une puissante famille mafieuse de New York, persuadée que Tom est en réalité Joey, un ancien gangster qui les a trahis vingt ans plus tôt.
Et ils ont raison. C’est ce qui donne au film sa mécanique, un passé enterré qui remonte d’un coup. Le roman graphique, signé John Wagner et dessiné par Vince Locke, compte 286 pages. Il y avait donc de la matière, pas mal même.
Cronenberg a transformé l’essai, sans coller au livre
Pour l’adaptation, David Cronenberg est passé derrière la caméra, avec Viggo Mortensen en tête d’affiche. Autour de lui, Ed Harris, William Hurt et Maria Bello. Le film change beaucoup d’éléments du livre, ce qui paraît assez logique vu la densité du matériau d’origine. Mais la version cinéma y gagne une ligne plus nette, plus tranchante.
Le résultat a très bien tenu. Le film a rapporté environ 56 millions d’euros (61,4 millions de dollars) pour un budget d’environ 29 millions d’euros (32 millions de dollars). Sur Rotten Tomatoes, il affiche 88 % côté critique et 76 % côté public. William Hurt a décroché une nomination aux Oscars comme meilleur second rôle, et Josh Olson une autre pour le meilleur scénario adapté.
Ce n’est pas juste un vieux film qui remonte dans un classement. C’est aussi le rappel qu’une partie du catalogue DC, la moins bruyante, vieillit parfois mieux que le reste.