The Boys, ces héros des comics que la série a laissés de côté

Image d'illustration. The BoysAmazon / PR-ADN
La série The Boys a beaucoup puisé dans les comics, mais plusieurs personnages délirants sont restés sur le banc. Et ça dit aussi quelque chose de l’adaptation.
En bref
- La série n’a pas tout repris des comics
- Les G-Men restent largement absents à l’écran
- Le cas Hughie a aussi des effets collatéraux
Ce qui manque dans The Boys est parfois presque aussi parlant que ce qui a été gardé. Après cinq saisons et deux spin-offs sur Prime Video, l’adaptation a déjà montré qu’elle n’avait pas peur d’aller loin. Très loin, même. Quand un personnage comme Love Sausage passe des pages à l’écran, vous comprenez vite que le filtre n’est pas exactement pudique.
Une adaptation folle, mais pas totale
À partir des comics de Garth Ennis et Darick Robertson, la série a construit sa propre version de ce monde de super-héros déglingué, dans un paysage pop longtemps dominé par le MCU. Elle a même inventé des figures inédites, comme Sister Sage. Mais tout n’a pas suivi.
Dans les comics, il y a une quantité absurde de supers aperçus sur quelques cases, parfois le temps de deux numéros, parfois moins. Certaines équipes entières ne sont jamais vraiment arrivées à la télévision. D’autres n’existent plus que comme un nom sur une feuille ou une photo aperçue à l’écran. Et comme The Boys touche quasiment à sa fin, à l’exception de Vought Rising à venir, ces absents deviennent plus visibles.
Les G-Men, grand angle mort de la version télé
Le cas le plus frappant, ce sont les G-Men. La série les mentionne, mais elle ne les exploite jamais avec le poids qu’ils ont dans les comics. Or ce groupe fonctionne comme une parodie très directe des X-Men, avec toute une galerie de clins d’œil plus ou moins grossiers.
Le plus drôle, selon la source, reste Ground Hawk. Imaginez une version de Wolverine dont les griffes seraient remplacées par des masses au bout des bras, et qui ne sait dire qu’un seul mot, « Gonna ». C’est idiot, très littéral, et précisément pour ça assez efficace. Son look moque aussi le masque de Wolverine, en transformant un héros increvable en gag ambulant à une seule note.
Petit détail, quand même. Ground Hawk existe bien dans The Boys Presents: Diabolical, le spin-off animé, dans un épisode présenté comme canon avec la série live action. Mais pas de version en prises de vues réelles, donc pas de vraie intégration pour le grand public.
À côté, Five-Oh pousse la blague sur Cyclops. Habillé en policier, il tire des lasers qui semblent carrément sortir de sa tête. Là où Cyclops incarne d’habitude le bon élève fidèle au Professor X, Five-Oh avoue à un autre supe qu’il ne croit à rien de tout ça et qu’il ne court qu’après l’argent et le pouvoir. Vu l’ADN de la franchise, son absence dans The Boys, et même dans Gen V, a quelque chose d’assez curieux.
Quand l’adaptation change Hughie, elle efface aussi des visages autour
Un choix plus discret a eu le même effet. Dans les comics, Hughie Campbell est écossais, avec un parler écrit pour refléter cette origine. La série retire cet élément, sans bouleverser le personnage ni son parcours. Mais ce genre de décision déplace tout un écosystème.
Résultat, des personnages liés à cette version de Hughie disparaissent aussi, comme Det, avec son masque à gaz, ou Big Bobbi, présentée dans la source comme récemment transitionnée. Ce n’est pas le changement le plus spectaculaire de l’adaptation. Mais il montre bien comment une série peut rester fidèle à un ton, tout en redessinant profondément sa galerie secondaire. Et c’est souvent là que se joue la vraie différence entre adaptation et copie.