Toy Story 5 peut offrir à Pixar son plus gros démarrage depuis 2020

Image d'illustration. Toy Story 5Pixar / PR-ADN
Attendu autour de 135 à 153 millions d’euros au lancement, Toy Story 5 pourrait signer le meilleur départ de 2026 et relancer Pixar chez Disney au cinéma.
En bref
- Ouverture visée entre 135 et 153 millions d’euros
- Ce serait le meilleur démarrage de 2026
- Pixar joue gros pour son image en salles
Le vrai sujet, ce n’est pas seulement la nostalgie. Avec Toy Story 5, Pixar joue surtout une partie plus large, prouver que le studio peut encore imposer un événement en salle à lui seul, après des années où son image a pris des coups. Et sur ce point, les premiers signaux sont très solides.
Un lancement qui peut écraser 2026
Selon les projections de Box Office Theory, le film réalisé par Andrew Stanton viserait entre environ 135 et 153 millions d’euros (145 à 165 millions de dollars) sur son premier week-end aux États-Unis. Si cela se confirme, Toy Story 5 signerait à la fois le meilleur démarrage de la saga et le plus gros lancement de 2026 jusqu’ici.
Le précédent record de la franchise appartient à Toy Story 4, parti à environ 112 millions d’euros (120,9 millions de dollars) avant de finir à près de 995 millions d’euros (1,07 milliard de dollars) dans le monde. Même The Super Mario Galaxy Movie, qui avait ouvert à environ 122 millions d’euros (131 millions de dollars), serait donc derrière sur un week-end classique du vendredi au dimanche, même s’il avait atteint environ 138 millions d’euros (148,5 millions de dollars) sur le long week-end de Pâques.
Pixar reste fragile, sauf quand ses suites arrivent
C’est là que le film devient intéressant. Depuis la période Covid, Pixar traîne encore les conséquences des sorties directes sur Disney+ de Luca, Soul et Alerte rouge. Le public a pris l’habitude de voir ces films arriver à la maison, sans surcoût. Même Bob Iger a reconnu que cette stratégie avait abîmé la marque.
Depuis, les créations originales avancent en terrain glissant. Elio n’a rapporté qu’environ 143 millions d’euros (154 millions de dollars) dans le monde, le plus faible score de l’histoire du studio. Hoppers a fait un départ correct à environ 42 millions d’euros (45 millions de dollars) pour une fin de course à environ 346 millions d’euros (372 millions de dollars). Pas un désastre total, mais pas non plus un raz-de-marée. À l’inverse, Elemental a laissé entrevoir un rebond avec environ 461 millions d’euros (496 millions de dollars).
Pourquoi Disney tient déjà son gros lot
Cette fois, Disney s’appuie sur ce qui fonctionne le mieux chez Pixar, les suites. L’histoire remet en avant Woody, Buzz Lightyear, Jessie et le reste de la bande, confrontés à Lilypad, une nouvelle tablette destinée à Bonnie et convaincue de savoir ce qui est bon pour elle.
Le cadre est limpide, presque trop. Mais il a un avantage énorme, il reconnecte la saga avec une inquiétude très actuelle, celle des écrans qui remplacent les jouets. Et commercialement, le studio arrive avec un précédent très lourd, Vice-Versa 2, qui a culminé à environ 1,57 milliard d’euros (1,69 milliard de dollars) dans le monde.
Le milliard n’est plus une fantaisie
Avec une ouverture de ce niveau, le cap du milliard de dollars, soit environ 930 millions d’euros, entre clairement dans la conversation. The Super Mario Galaxy Movie a récemment franchi ce seuil après un départ dans la même zone basse. Et Toy Story 5 pourrait même viser le deuxième meilleur lancement de l’histoire de Pixar, derrière Les Indestructibles 2 et ses environ 169 millions d’euros (182 millions de dollars) au démarrage.
Il y a aussi un détail qui compte, les films familiaux classés PG restent très solides, y compris à l’international, où Hollywood patine souvent davantage qu’avant. Lilo et Stitch a, lui aussi, dépassé le milliard l’an dernier. Si les critiques suivent, et si le bouche-à-oreille tient, la sortie du 19 juin 2026 peut compter bien au-delà de ce seul film. Parce qu’à court terme, ce sont les suites qui sauvent Pixar. Et à moyen terme, ce sont peut-être elles qui lui permettent encore de financer des originaux.