Alan Hale Jr. et son père ont incarné le même rôle… à quatre décennies d’intervalle

Image d'illustration. The Fifth MusketeerSascha-Wien Films / PR-ADN
Quarante ans séparent les interprétations d’un même personnage par Alan Hale Jr. et son père, tous deux acteurs. Une rare continuité familiale qui illustre la transmission de rôles emblématiques à Hollywood sur plusieurs générations.
Tl;dr
- Alan Hale Jr. et son père ont incarné Porthos.
- « The Fifth Musketeer » boucle l’héritage familial à l’écran.
- Succès mitigé malgré la filiation et l’expérience d’Hale Jr.
L’héritage des Hale : un rôle partagé à travers les générations
Au fil de sa carrière, Alan Hale Jr. n’a jamais totalement échappé à l’ombre du capitaine Jonas Grumby — « The Skipper » — de la série culte « L’Île aux naufragés ». Pourtant, au-delà de ses rôles marquants face à des géants comme Clint Eastwood ou Gregory Peck, un fait demeure méconnu : il partageait bien plus qu’un simple patronyme avec son père, Alan Hale Sr.. Entre eux, un même rôle emblématique : celui de Porthos, mousquetaire au panache éternel.
Père et fils, deux Porthos au cinéma
L’histoire commence avec Alan Hale Sr., dont le parcours démarre dès 1911 avec « The Cowboy and the Lady ». Figure incontournable du cinéma muet puis parlant, il tourne auprès des plus grands — de Douglas Fairbanks à Cary Grant, en passant par Clark Gable. En 1939, il revêt l’armure de Porthos dans « The Man in the Iron Mask ». Quarante ans plus tard, son fils lui emboîte le pas : dans « The Fifth Musketeer », sorti en 1979 et tourné à Vienne sous la direction du réalisateur britannique Ken Annakin, le cadet prête ses traits au même mousquetaire. Les ressemblances physiques entre les deux acteurs rendent ce passage de relais presque troublant.
Un héritage revisité : trois fois Porthos pour Alan Hale Jr.
Cependant, « The Fifth Musketeer » n’est pas la première incursion de Hale Jr. dans l’univers de Dumas. Il a déjà endossé le costume dans deux autres adaptations : « At Sword’s Point » (1952), où il campe Porthos Jr., puis « Lady in the Iron Mask » la même année. C’est pourtant cette version de 1979 qui rapproche véritablement son parcours de celui de son père, puisqu’elle adapte fidèlement la dernière partie du roman de Dumas, « Le Vicomte de Bragelonne ».
L’accueil critique : entre hommage et déception
La production rassemble des têtes d’affiche notables telles que Lloyd Bridges, José Ferrer, ou encore une toute jeune Ian McShane. Pour autant, le film ne parvient pas à convaincre les critiques. Le journaliste Vincent Canby du New York Times résume ainsi : « revives without quite giving life to Alexander Dumas’s story ». Malgré tout, difficile d’ignorer la portée symbolique pour Alan Hale Jr., qui aura su rendre un dernier hommage cinématographique à l’œuvre paternelle, tout en s’autorisant une échappée loin des rivages comiques de « L’Île aux naufragés ».