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La saga Alien entretient un lien surprenant – et inquiétant – avec l’univers des Backrooms

Pop Culture > Films > Cinéma > Alien
Par Morgan Fromentin,  publié le 1 juin 2026 à 11h00.
Pop Culture
Backrooms

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN

L’univers des Backrooms, célèbre pour ses couloirs labyrinthiques et son atmosphère oppressante, entretient un lien intriguant et surprenant avec la franchise Alien, ajoutant une nouvelle dimension à l’histoire de ces deux mondes fascinants.

Tl;dr

  • Robert Bobroczkyi incarne des monstres dans deux films d’horreur.
  • « Backrooms » mêle horreur liminale et doubles monstrueux.
  • L’acteur a aussi joué l’Offspring dans « Alien: Romulus ».

Un visage méconnaissable du cinéma d’horreur

Sous le maquillage et les prothèses, rares sont ceux qui reconnaissent Robert Bobroczkyi. Pourtant, cet acteur atypique s’impose discrètement comme la nouvelle référence pour incarner des créatures inquiétantes à l’écran. Dans le récent film « Backrooms », adaptation très attendue de la célèbre creepypasta, il campe une figure tout droit sortie d’un cauchemar : « Pirate Clark », un double cannibale et difforme du propriétaire d’un magasin de meubles raté, incarné par Chiwetel Ejiofor. Ce monstre, qui pourchasse ensuite la thérapeute du héros (Renate Reinsve), s’inscrit pleinement dans la tendance de l’horreur liminale, ce courant où le vide angoissant des espaces sans fin compte autant que les menaces tangibles.

L’art de se glisser dans la peau de l’indicible

Avant d’apparaître dans « Backrooms », Bobroczkyi, dont l’impressionnante stature atteint 2,31 mètres, avait déjà fait sensation en 2024 avec un autre rôle glaçant : celui de « l’Offspring » dans « Alien: Romulus ». Cette créature hybride — mi-humaine, mi-xénomorphe, mi-Ingénieur — naît après que le personnage de Kay (Isabela Merced) est exposée au fameux « black goo » issu de « Prometheus ». Le résultat ? Un être effrayant qui grandit à vue d’œil et hante les ultimes scènes du film. L’apparence terrifiante fut modelée grâce à un travail poussé d’effets spéciaux, mais c’est bien la silhouette authentique de l’acteur roumain qui donne toute sa crédibilité à cette abomination.

Derrière chaque monstre, une intention et un malaise subtils

Au fil des années, la saga « Alien » a toujours exploré la peur viscérale liée à la naissance et aux corps déformés. L’Offspring pousse cette métaphore jusqu’à l’évidence : son allure enfantine dérange plus encore que celle des xénomorphes traditionnels. Le spectateur est confronté à une forme humaine… mais tout y sonne faux. Il en va de même pour « Pirate Clark », incarnation grotesque née des recoins étranges des Backrooms : ici aussi, le malaise provient du presque-humain qui déraille.

Pour mieux comprendre cet univers visuel et thématique si particulier, rappelons quelques faits marquants :

  • L’inspiration principale puise dans l’esthétique inquiétante des espaces vides ou abandonnés.
  • L’ambiance se nourrit de notre inconfort face au familier devenu hostile.

Lieux familiers devenus cauchemardesques

Le succès actuel de ces films s’explique sans doute par leur capacité à détourner nos repères quotidiens. Un simple sous-sol de boutique ou un couloir désert deviennent le théâtre d’un effroi sourd ; il suffit parfois du silence et de l’absence pour basculer dans l’angoisse profonde. « Backrooms » poursuit sur cette voie et peut déjà compter sur la performance saisissante — bien que méconnaissable — de Robert Bobroczkyi, désormais abonné aux monstres qui rôdent à la frontière du réel.

« Backrooms » est actuellement projeté en salles.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un visage méconnaissable du cinéma d’horreur
  • L’art de se glisser dans la peau de l’indicible
  • Derrière chaque monstre, une intention et un malaise subtils
  • Lieux familiers devenus cauchemardesques
En savoir plus
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