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Backrooms et Obsession : deux visions opposées de l’horreur qui séduisent à leur manière

Pop Culture > Films > Cinéma > Horreur
Par Morgan Fromentin,  publié le 31 mai 2026 à 20h00.
Pop Culture
Obsession

Image d'illustration. ObsessionUniversal Pictures / PR-ADN

Bien que Backrooms et Obsession proposent des expériences d’horreur radicalement distinctes, chacun séduit le public à sa manière. Ces deux films illustrent la diversité du genre et montrent qu’il est possible d’apprécier des styles opposés.

Tl;dr

  • « Obsession » et « Backrooms » dominent l’horreur actuelle.
  • Styles et tonalités radicalement opposés entre les deux films.
  • Leur diversité enrichit le genre sans créer de rivalité.

L’horreur, un genre aux multiples visages

Alors que le cinéma d’horreur semble traverser une nouvelle vague de popularité – mais est-ce vraiment nouveau ? –, deux films s’imposent en ce moment comme incontournables : « Obsession » de Curry Barker, et « Backrooms », signé par le jeune prodige Kane Parsons. Ce qui frappe d’emblée, c’est la façon dont ces œuvres, malgré des points communs frappants, incarnent chacune une vision très différente du genre.

Des réalisateurs autodidactes, hors des grands studios

Il est tentant de rapprocher ces deux succès. D’abord, leurs metteurs en scène : à 26 ans pour Barker, à peine 20 pour Parsons, tous deux ont appris leur art en explorant les ressources infinies de YouTube. Ensuite, ni « Obsession », ni « Backrooms » n’émanent d’un grand studio ; budgets serrés et production indépendante sont ici la norme. Pourtant, l’une comme l’autre ont réussi à s’imposer dans la culture populaire, jusqu’à susciter ce réflexe quasi-immédiat : « Laquelle est la meilleure ? »

Dissonances fondamentales entre deux succès contemporains

En vérité, cette question masque l’essentiel. Si certaines ressemblances sautent aux yeux, la nature même de l’angoisse proposée diverge radicalement. Du côté d’Obsession, on flirte avec le surnaturel : un récit où chaque vœu se paie cher, mâtiné d’une ironie noire issue du passé comique du réalisateur. L’ambiance y oscille entre malaise et éclats de rire nerveux – il suffit de vivre une séance bondée pour sentir combien la surprise collective amplifie le plaisir.

À l’inverse, Backrooms avance masqué. Ici, peu ou pas d’humour : tout repose sur une montée insidieuse de la peur, distillée dans un univers à la frontière du réel. Là où « Obsession » explique ses démons par des ficelles connues, « Backrooms » bascule vers un cosmic horror, cultivant le sentiment d’étrangeté pure et totale.

Loin de la compétition : célébrer l’éventail du frisson

Pour résumer les différences essentielles :

  • Obsession : horreur ludique teintée de surnaturel explicable.
  • Backrooms : expérience existentielle où le malaise reste difficile à cerner.

Mais après tout… pourquoi faudrait-il choisir ? Le genre se nourrit justement de sa capacité à se réinventer sans cesse. Chaque spectateur aura sa préférence ; néanmoins, cette diversité enrichit avant tout notre rapport au frisson. À l’heure où certains fantasment une rivalité entre ces titres phares, il semble plus pertinent d’y voir la preuve éclatante que l’horreur contemporaine, loin d’être figée, n’a jamais eu autant de visages.

Le Récap
  • Tl;dr
  • L’horreur, un genre aux multiples visages
  • Des réalisateurs autodidactes, hors des grands studios
  • Dissonances fondamentales entre deux succès contemporains
  • Loin de la compétition : célébrer l’éventail du frisson
En savoir plus
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