Fin du film Backrooms : les morts révélées et indices d’une suite possible

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN
La conclusion du film "Backrooms" lève le voile sur le sort des personnages principaux et laisse entrevoir la possibilité d’une suite. Retour sur les morts marquantes et les indices qui annoncent un nouvel opus.
Tl;dr
- L’énigmatique film « Backrooms » cultive l’ambiguïté jusqu’au bout.
- Le destin de Mary et la suite restent incertains.
- La saga pourrait évoluer en anthologie ou poursuivre ses personnages.
Un labyrinthe d’incertitudes : l’univers fascinant de « Backrooms »
Difficile de ne pas se sentir désorienté face à « Backrooms », le long-métrage de Kane Parsons inspiré de sa célèbre web-série. Loin des codes traditionnels du cinéma d’horreur, cette œuvre s’impose comme le parangon du courant émergent appelé « liminal horror », où l’inquiétante étrangeté du quotidien devient source d’angoisse. Ce genre, nourri par les forums et le folklore numérique tels que les creepypastas, trouve dans « Backrooms » une incarnation troublante : ici, chaque couloir sans fin, chaque décor banal bascule dans la menace.
Une plongée psychologique dans l’enfer domestique
L’intrigue suit principalement deux personnages : Clark, incarné par Chiwetel Ejiofor, architecte désabusé hanté par ses échecs, et sa thérapeute, la mystérieuse Dr Mary Kline (Renate Reinsve). Lorsque Clark disparaît après avoir évoqué un portail énigmatique découvert dans la cave de son magasin de meubles, Mary décide de mener sa propre enquête. Elle s’aventure alors dans les profondeurs des Backrooms, où elle découvre un Clark défiguré par ses ténèbres intérieures et croise la route d’entités inquiétantes — reflets distordus des vivants.
Cette confrontation vire au drame :
- Les collègues de Clark sont tués par sa propre incarnation monstrueuse.
- Lui-même succombe à une attaque bestiale.
- Mary échappe au pire pour se retrouver face aux scientifiques d’Async, une entreprise scrutant ce lieu improbable.
Un final ouvert à toutes les interprétations
La conclusion refuse toute facilité. Si l’on croit que Mary retrouve la réalité, rien n’est moins sûr : le centre d’Async où elle est interrogée pourrait bien être lui-même une illusion des Backrooms. Dernière image glaçante : une version altérée du foyer de son enfance, habitée par une silhouette qui pourrait être son double ou pire encore. Cette ambiguïté laisse planer la possibilité d’un retour de Mary ou même du monstrueux « Captain Clark », dont le corps intrigue désormais les chercheurs.
L’avenir de la franchise : suite directe ou anthologie ?
Rien n’indique que le prochain opus suivra une ligne narrative classique. L’univers créé permettrait tout autant une exploration des activités troubles d’Async, qu’une structure en anthologie. Reste aussi la tentation de faire revenir des figures marquantes comme Mary — un choix qui ancrerait davantage « Backrooms » dans l’histoire du cinéma horrifique.
Si la notion même de « fin » semble antinomique avec l’esprit labyrinthique des Backrooms, c’est peut-être là tout le sel de cette proposition cinématographique hors norme. Reste à voir jusqu’où osera s’aventurer cette franchise déjà culte.