Lee Cronin relance La Momie : un reboot Blumhouse prêt à briser 94 ans de malédiction horrifique

Image d'illustration. Le Retour de la MomieAtomic Monster / PR-ADN
Blumhouse dévoile la première bande-annonce de La Momie, réalisé par Lee Cronin. Ce nouveau reboot pourrait enfin mettre fin à près d’un siècle de malédiction entourant les adaptations horrifiques du célèbre monstre du cinéma.
Tl;dr
- Nouveau film « La Momie » centré sur le mystère.
- Approche originale avec horreur corporelle et possession.
- Sortie prévue au cinéma en avril 2024.
Un mythe revisité, loin des clichés égyptiens
Difficile de parler des monstres classiques de Universal sans évoquer leur place dans l’imaginaire collectif. Si Frankenstein, Dracula ou encore The Wolf Man ont marqué les esprits par leur profondeur ou leur charisme, force est d’admettre que la figure de la Momie reste un cas à part. Certes, le film de 1932 porté par Boris Karloff demeure un jalon du cinéma fantastique, mais le personnage, enveloppé de bandelettes, n’a jamais vraiment su rivaliser en aura ou en complexité. Les studios ont pourtant persisté : une série complète lui a été dédiée chez Universal, tandis qu’ailleurs, on recyclait sans fin la recette du mort-vivant vengeur.
L’ambition d’un renouveau : Lee Cronin ose la rupture
Pourtant, soyons honnêtes : rares sont les adaptations mémorables de ce mythe. Hormis le succès inattendu du reboot porté par Brendan Fraser à la fin des années 1990, peu de films sur la Momie ont réellement convaincu. Or, voilà qu’une nouvelle tentative pointe à l’horizon : la collaboration entre New Line Cinema, Blumhouse et Atomic Monster, sous la houlette de Lee Cronin. Dès les premières images de sa version — attendue en salles le 17 avril prochain — on pressent une prise de risque notable. Le réalisateur semble s’éloigner franchement des sentiers battus.
Sous le bandeau : horreur psychologique et mystère familial
Les ingrédients de ce cru inédit ? Une famille bouleversée par la réapparition soudaine de Katie, leur fille disparue depuis huit ans… retrouvée dans un sarcophage. Là où beaucoup auraient ressuscité une antique malédiction égyptienne — recette usée jusqu’à la corde — Cronin préfère jouer sur l’ambiguïté : qui ou quoi habite désormais ce corps ? L’accent est mis sur une atmosphère trouble, flirtant avec l’horreur corporelle, à mille lieues du simple spectacle poussiéreux habituel.
Quelques éléments clés rendent ce projet singulier :
- L’intrigue privilégie le mystère familial à l’aventure archéologique.
- L’aspect « possession » renouvelle intelligemment le folklore.
- L’esthétique promet des effets visuels inédits pour la saga.
Nouveaux codes pour un vieux monstre ?
À y regarder de plus près, difficile d’ignorer que nombre d’anciennes adaptations véhiculent une vision stéréotypée et caricaturale de l’Égypte ancienne. Cette fois-ci, fini les bandages poussiéreux et les vengeances séculaires prévisibles. S’inspirant du succès rencontré avec son précédent film Evil Dead Rise, Cronin mise sur une peur viscérale et contemporaine. Un choix qui pourrait bien redonner ses lettres de noblesse à la Momie et rejoindre — enfin — le cercle restreint des « bonnes adaptations » du genre au cinéma. Réponse au printemps.