La CIA aurait piraté pendant 11 ans des entreprises et agences gouvernementales chinoises
Selon le plus grand fournisseur chinois de cybersécurité, Qihoo 360, la CIA a piraté sociétés et agences du gouvernement chinois depuis 2008, et jusqu'en juin 2019.
La cyber-guerre est au cœur des enjeux contemporains et les gouvernements se livrent dans l’ombre des affrontements pour protéger leurs intérêts. Cependant, outre la sécurité des systèmes d’information, certaines nations choisissent de passer à l’offensive pour s’octroyer des avantages sur ses adversaires : on se remémore le virus Stuxnet crée par la NSA et l’unité israélienne 8200 dans le cadre de l’opération Olympic Games, qui avait pour buter de perturber le fonctionnement des centrifugeuses iraniennes d’enrichissement d’uranium. Ce genre d’opération n’est pas inédite et aujourd’hui encore, une accusation à l’encontre de l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) vient souligner les conflits constants menés par les agences gouvernementales. Peu connue en Europe, Qihoo 360 est un éditeur d’antivirus qui vantait 500 millions d’utilisateurs en 2014.
Différentes industries victimes de l’attaque
Les éditeurs d’antivirus tirent fréquemment la sonnette d’alarme à propos de nouvelles menaces pour la sécurité, que ce soit des publiciels, maliciels, chevaux de Troie, rançongiciel ou vulnérabilité zero-day. Ils peuvent aussi bien rapporter des menaces touchant à la sécurité nationale, et c’est que que fait Qihoo 360 aujourd’hui. Selon ZDnet, la société affirme que la CIA a piraté des cibles dans l’industrie aéronautique chinoise, dans les institutions de recherche scientifique, dans l’industrie pétrolière, dans les entreprises Internet et dans les agences gouvernementales.
L’aviation civile particulièrement visée
Les opérations de piratage de la CIA se sont déroulées entre les mois de septembre 2008 et juin 2019, et la plupart des cibles se trouvaient à Pékin, dans le Guangdong, et à Zhejiang, selon les chercheurs de Qihoo. L’industrie de l’aviation civile était particulièrement ciblée par les attaques, à la fois en Chine et dans d’autres pays, selon l’éditeur. Le cabinet de sécurité chinois prétend que le but de cette campagne était « une collecte de renseignements ciblée et à long terme » dans le but de suivre « l’état des vols mondiaux en temps réel, les informations sur les passagers, le fret commercial et d’autres informations connexes« . L’agence américaine n’a pas encore communiqué sur l’affaire.