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Philip K. Dick’s Electric Dreams : notre avis sur le nouveau Black Mirror de Channel 4

Publié le | Modifié le
Philip K. Dick's Electric Dreams

Nous avons vu le premier épisode de la série d'anthologie Philip K. Dick's Electric Dreams et voici notre critique. Bien entendu, ce format particulier oblige à conserver une certaine tempérance et retenue jusqu'à la fin de la saison.

Lorsque l’on parle de littérature de science-fiction classique voire culte, le nom le Philip K. Dick est logiquement parmi les principaux cités. L’auteur américain de The Man in the High Castle, Ubik ou encore Do Androids Dream of Electric Sheep? a inspiré bien d’autres oeuvres par la suite ou plus directement des adaptations (Total RecallBlade Runner, Minority Report…etc.) et s’impose tout simplement comme l’une des principales influences du genre.

Aussi, quand Channel 4 a dévoilé la mise en route de Philip K. Dick’s Electric Dreams, une série d’anthologie (les 10 épisodes de la première saison sont complètement indépendants, racontent une histoire différente inspirée des écrits de l’homme et proposent un casting changeant) façon Black Mirror – série que la chaîne anglaise a d’ailleurs initialement lancée avant l’arrivée de Netflix dans l’équation -, il y a de quoi être curieux et impatient quand on aime la SF. Bien entendu, anthologie oblige, cette critique du premier épisode diffusé il y a quelques jours ne sera probablement pas représentative de celle de toute la série. C’est pourquoi nous mettrons cet article à jour une fois arrivé au bout.

Fous ta cagoule

Le premier épisode de Philip K. Dick’s Electric Dreams s’appelle The Hood Maker. Nous sommes dans une ville inconnue à une date inconnue où le niveau technologique et le style vestimentaire semblent être arrêtés autour des années 1950 (malgré la citation d’un élément technologique plus moderne, ce qui laisse clairement penser que nous sommes en fait dans une société post-technologique). Dans cet environnement où la majorité des rues ressemblent à des ruines et les habitations à des taudis, les télépathes existent. Détestés par les humains “normaux”, ces mutants sont notamment hais pour leur capacité à lire les esprits.

L’histoire s’intéresse à deux personnages : l’agent Ross (incarné par Richard Madden de Game of Thrones) et la télépathe Honor (Holliday Grainger vue dans The Borgias). Alors que de mystérieuses cagoules capables de bloquer les capacités des mutants commencent à circuler en ville, le “policier” et sa nouvelle coéquipière tout juste recrutée vont devoir enquêter ensemble pour en trouver la source. Voilà pour l’histoire de base, qui ne sert finalement que de prétexte pour aborder des sujets chers à K. Dick (la surveillance de masse, le libre arbitre, la haine des gens différents, les dérives dont l’Homme a le secret…etc.).

Hood vs Attitude

Malheureusement, ce premier épisode n’a pas la maîtrise narrative ou la finesse des meilleurs épisodes de Black Mirror. La mise en place de l’univers manque d’efficacité et l’épisode tombe finalement trop court. L’ambiance sombre et déprimante est bien là (grâce notamment aux décors et costumes et à la photo), mais le manque de profondeur et de relief des personnages et le développement trop juste des sujets abordés laissent un sentiment de trop peu et même régulièrement d’ennui. Cet épisode arrive bien des années trop tard alors que la majorité de ses sujets ont déjà été traités à de multiples reprises et le duo principal peine à convaincre par son jeu assez plat.

L’adaptation par Matthew Graham de la nouvelle originale (qui avait notamment adapté Childhood’s End en 2015) laisse un goût bien fade au bout des 50 minutes d’épisode. Pour un spectateur/lecteur habitué à la science-fiction en tout cas, puisque quelqu’un de moins bercé par le genre pourra éventuellement y trouver des éléments de réflexion intéressants et inédits. D’autant que l’épisode n’est pas foncièrement raté mais juste… convenu.

Philip K. Dick’s Electric Dreams : notre avis

S’il n’est pas un mauvais épisode, The Hood Maker a cependant plusieurs problèmes pour être véritablement bon. Son format tout d’abord, qui donne un sentiment de frustration une fois arrivé au bout, tant l’univers de K. Dick aurait mérité davantage de temps pour se déployer. Même chose pour ses personnages principaux dont les personnalités et la relation semblent malheureusement trop expédiées. Enfin, son message est malheureusement très peu original aujourd’hui tant il a été traité et aurait mérité d’être modernisé pour plus d’efficacité et d’impact.

Nous regarderons bien entendu les prochains épisodes, puisque s’arrêter au premier épisode d’une série d’anthologie serait une solide erreur (repensez au premier épisode de Black Mirror, loin d’être le meilleur du show). Avec des sujets mieux traités et des acteurs un peu plus efficaces (d’autant qu’arrivent notamment Benedict Wong, Anna Paquin ou encore Bryan Cranston qui est également à la production exécutive aux côtés de Ronald D. Moore et Michael Donner notamment), les prochaines histoires de Philip K. Dick’s Electric Dreams peuvent tout à fait atteindre le niveau d’excellence espéré et nous ne jetons clairement pas l’éponge tout de suite tant le potentiel est toujours là malgré ce départ tiède.

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Concernant la diffusion chez nous, la série arrivera notamment sur Amazon Prime en 2018 aux États-Unis, donc une arrivée chez nous sur la plateforme n’est pas totalement à exclure.

Crédits Photos : Channel 4
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