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La modération des réseaux sociaux critiquée par des associations

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Plusieurs associations ont signalé le laxisme des réseaux sociaux concernant les propos haineux. Si la nudité est sanctionnée, l'homophobie ou encore le racisme passent à travers les mailles du filet.

En matière de modération des propos violents et haineux, les principaux réseaux sociaux ont des progrès à faire. C’est ce qui ressort d’une étude effectuée par les associations SOS Homophobie, SOS Racisme et l’Union des étudiants juifs de France qui sera publiée très prochainement.

Les réseaux sociaux propagent trop facilement les propos haineux

Entre le 31 mars et le 10 mai 2016, les associations SOS Homophobie, SOS Racisme et l’Union des étudiants juifs de France ont parcouru les réseaux sociaux à la recherche de contenus à caractère antisémite, raciste, homophobe ou encore négationniste. Pendant ces 2 semaines 586 contenus ont été signalés sur Facebook, YouTube et Twitter et au final bien peu ont été supprimés par les réseaux sociaux.

Ainsi, sur les 156 contenus signalés aux modérateurs de Facebook, seulement 53 ont été supprimés. Sur le site de micro-blogging Twitter c’est encore pire, seulement 8 ont été enlevés sur les 205 signalés. Enfin, sur la plateforme de partage de vidéos 16 ont été éliminés sur 225. Aux yeux des associations c’est intolérable. “Les plateformes refusent d’assumer leurs responsabilités qui commandent d’empêcher de se transformer en canaux de propagation de la haine” déclarait ainsi Dominique Sopo, le président de SOS Racisme dans un communiqué.

Un rapport présenté demain aux assises contre la haine sur Internet

Les associations demandent, entre autres, que les différentes plateformes citées modifient leurs algorithmes de recommandation et “éditorialisent leurs contenus pour empêcher l’enfermement algorithmique des contenus haineux“. Elles souhaitent que les contenus haineux ou encore ceux incitant au terrorisme par exemple soit modérés manuellement.

Des mesures que les plateformes américaines ne sont pas prêtes à mettre en place, prétextant la liberté d’expression et le secret industriel. Cette étude sera présentée demain le dimanche 15 mai à l’occasion des assises contre la haine sur Internet. “Il semble que ces plateformes préfèrent censurer des photos de seins plutôt que des appels aux meurtres contre des homos, des Arabes ou des juifs. Qu’elles s’expliquent donc sur leurs choix” ajoutait M. Sopo.

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