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Loi renseignement : la Quadrature du Net dénonce un projet liberticide

Publié le | Modifié le

L’association de défense des libertés sur Internet dénonce le projet de loi renseignement qui irait à l’encontre des libertés individuelles.

Et si l’état français profitait d’une loi permettant de lutter contre les sites terroristes afin de surveiller les internautes que nous sommes de manière plus insidieuse ? C’est en tout cas ce que craint l’association de défense des libertés en ligne, La Quadrature du Net, qui dénonce sur son site Internet « une désastreuse dérive du gouvernement Valls sur la surveillance ».

Censées protéger les citoyens, les mesures inscrites au projet de loi compromettraient fortement nos libertés individuelles et ouvriraient la porte à de nombreuses dérives liberticides.

Surveillance de tous les internautes

Dans son communiqué, la Quadrature du Net dénonce la « surveillance des comportements de tous les internautes par les intermédiaires techniques […] accès en temps réel aux données de connexion, accès aux contenus des emails et enregistreurs de frappe au clavier » qui interviendrait si le projet de loi était validé.

Selon l’association, le gouvernement ne respecterait pas les jurisprudences de la Cour de Justice de l’UE, notamment en ce qui concerne la conservation trop longue des données personnelles des citoyens. Le projet de loi préconise d’augmenter cette durée de conservation à 5 ans. Sur les réseaux sociaux, de nombreux experts dénoncent de leur côté la récupération faite des attentats de janvier 2015 dans le but de mettre en place un « Patriot Act » à la française.

Un arsenal de surveillance pas assez contrôlé

Selon la Quadrature, les moyens permettant de réguler cet « arsenal de mesures d’intrusion, de surveillance et de profilage » ne seraient pas adaptés, notamment la simple commission consultative dont les recours seraient sans garantie pour les citoyens.

L’association appelle les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi tout en précisant que « les enquêtes, partout dans le monde, montrent que la surveillance de masse ne fait aucunement baisser le risque d’attentat, la voie prise par le gouvernement de Manuel Valls instaure une ère nouvelle de suspicion généralisée » concluant que l’exercice de la démocratie serait compromis par l’adoption de ce projet de loi.

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