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Le projet de loi controversé sur le renseignement voté

Publié le

Hier, l'Assemblée nationale a adopté à une très grande majorité le projet de loi sur le renseignement, malgré les critiques des associations qui défendent les libertés.

Les députés ont voté favorablement au projet de loi sur le renseignement, mardi 4 mai. Ce projet était soutenu vivement par le Premier ministre Manuel Valls, notamment pour appuyer la lutte contre le terrorisme.

Le projet de loi adopté à une très grande majorité

Voté hier à l’Assemblée nationale, le texte du projet de loi sur le renseignement a reçu 438 voix pour, 86 contre et 42 abstentions. Du côté des socialistes, 252 députés ont voté en faveur du projet de loi, 10 l’ont rejeté et 17  se sont abstenus. Côté UMP on a recensé 142 votes pour, 35 contre et 20 abstentions. Le Front de gauche et les écologistes ont majoritairement voté contre le projet de loi.

Manuel Valls se dit très satisfait des résultats du vote. “Je veux me féliciter d’une très large majorité en faveur du texte sur le renseignement, qui préserve nos libertés fondamentales, mais qui encadre l’activité de nos services de renseignement et leur donne davantage de moyens pour qu’ils soient le plus efficaces possibles face à la menace terroriste, mais aussi dans la lutte contre la grande criminalité ou contre l’espionnage économique” a-t-il déclaré.

Un projet de loi controversé

C’est le système de “boite noire” qui fait grincer des dents les opposants au projet, notamment les associations qui dénoncent une loi liberticide. Les services de renseignement vont pouvoir surveiller tout le trafic internet et pas seulement des cibles distinctes. Ce système permet de “ratisser” large des données qui seront ensuite analysées par ces fameuses “boites noires”, à l’aide d’un algorithme chargé de détecter les métadonnées des connexions suspectes, liées au terrorisme. Pour Aurélie Filippetti qui a voté contre, “la boîte noire, c’est la boîte de Pandore de ce projet de loi. On nous dit que les masses de données qui vont transiter seront uniquement des métadonnées. Mais elles contiennent encore plus d’informations sur la vie privée de nos concitoyens !”.

Différents membres du gouvernement ont rappelé que la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement existe justement pour servir de garde-fou. Bernard Cazeneuve précisait : “L’algorithme est là pour éviter que l’on prenne toutes les données”.

Source : RTL.fr
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