X visé par une enquête judiciaire à Paris

Image d'illustration. X (Twitter)ADN
Des procureurs français ont perquisitionné le siège parisien du réseau social X dans le cadre d’une enquête. Cette opération marque une étape importante dans l’examen par la justice française des activités du réseau social en France.
Tl;dr
- Les autorités françaises enquêtent sur X à Paris, soupçonnant des algorithmes d’avoir perturbé un système automatisé de traitement de données.
- Elon Musk et Linda Yaccarino sont convoqués pour des entretiens volontaires, tandis que le parquet cesse de communiquer via X.
- Les accusations incluent fraude de données et complicité dans la détention d’images pédopornographiques liées à l’IA, mais X dénonce une atteinte à ses droits.
Les enquêteurs accentuent la pression sur X à Paris
La capitale française est le théâtre d’un nouvel épisode judiciaire mettant en cause le réseau social X, détenu et dirigé par Elon Musk. Depuis près d’un an, les autorités examinent de très près le fonctionnement de ses algorithmes, soupçonnés d’avoir pu « détériorer le fonctionnement d’un système automatisé de traitement de données », comme l’indiquent les enquêteurs. Ce matin, une perquisition coordonnée par la cybercriminalité nationale et parisienne, avec l’appui d’Interpol, a été menée dans les bureaux de X. Les représentants du réseau social n’avaient pas réagi à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Nouvelles convocations pour Elon Musk et Linda Yaccarino
Dans ce contexte déjà tendu, les procureurs de Paris ont convoqué officiellement Elon Musk ainsi que la directrice générale du groupe, Linda Yaccarino, pour des « entretiens volontaires » prévus le 20 avril 2026 dans la capitale. Parallèlement, décision inédite : le parquet parisien a annoncé se retirer de toute communication via la plateforme concernée. Désormais, seuls LinkedIn et Instagram seront utilisés pour leurs échanges publics.
Un faisceau d’accusations qui s’étoffe au fil des mois
L’affaire a officiellement démarré en juillet dernier. À l’enquête sur les algorithmes s’est ajoutée une suspicion de « soustraction frauduleuse de données d’un système automatisé en bande organisée ». Plus récemment encore, une charge plus lourde : la possible « complicité dans la détention d’images à caractère pédopornographique » liées à des contenus générés par l’intelligence artificielle Grok entre décembre 2025 et janvier 2026. Cette accumulation de chefs d’accusation fragilise indéniablement la position du géant américain sur le sol français.
X dénonce une atteinte à ses droits fondamentaux
Face à cette série de poursuites, un porte-parole de X avait tenu à défendre fermement sa position il y a quelques semaines : « L’enquête porte gravement atteinte au droit fondamental de X à un procès équitable et menace nos utilisateurs quant à leur vie privée et leur liberté d’expression. Les autorités françaises nous accusent injustement de manipulation algorithmique pour des motifs ‘d’ingérence étrangère’, ce qui est totalement infondé. »