X perd son procès contre le boycott des annonceurs

Image d'illustration. X (Twitter)ADN
La plainte du réseau social contre plusieurs géants publicitaires est rejetée avec préjudice par la justice américaine.
Tl;dr
- La juge fédérale Jane J. Boyle rejette avec préjudice la plainte de X Corp contre plusieurs annonceurs, mettant fin au litige.
- Les entreprises, membres du collectif GARM, avaient retiré leurs budgets publicitaires en réaction à une modération jugée insuffisante sur la plateforme.
- La décision souligne qu’aucune preuve d’atteinte à la concurrence n’existe, tandis que X Corp fait face à de nouveaux scandales liés à son IA Grok.
Un revers cinglant pour X Corp face aux annonceurs
La tension entre le réseau social X et plusieurs géants de l’industrie publicitaire vient de franchir un nouveau cap. La juge fédérale Jane J. Boyle, siégeant au Tribunal du district nord du Texas, a tout simplement rejeté, avec préjudice, la plainte déposée par X Corp. Cette décision met ainsi fin aux ambitions judiciaires du réseau social contre certains de ses plus grands annonceurs, accusés d’avoir orchestré ce que la société qualifiait de « boycott illégal ».
Les dessous d’une bataille juridique singulière
Au cœur du litige, la réaction d’annonceurs majeurs comme Twitch, Shell, Nestlé ou encore Lego, tous membres influents du collectif international Global Alliance for Responsible Media (GARM). Ce regroupement, piloté par la World Federation of Advertisers, vise à garantir un certain niveau de sécurité et de responsabilité sur les plateformes accueillant leurs campagnes. Or, face à une politique jugée trop laxiste en matière de modération des contenus haineux sur X, ces entreprises ont choisi de déplacer leur budget vers d’autres réseaux sociaux.
Une accusation antitrust balayée sans appel
Dans sa décision, la juge Boyle n’a pas retenu l’argument avancé par X Corp selon lequel ce retrait massif constituerait une « atteinte à la concurrence ». Elle souligne que rien ne prouve que ces firmes aient tenté de nuire à un concurrent ou qu’elles aient cherché à créer leur propre plateforme rivale. De plus, elles n’ont jamais empêché d’autres sociétés non affiliées au GARM d’acquérir des espaces publicitaires sur le réseau social. Selon elle : « La nature même de la prétendue conspiration ne constitue pas une plainte pour violation des lois antitrust », insistant sur le fait qu’aucun élément ne justifie la tenue d’un procès.
En conséquence directe, non seulement l’affaire est classée sans possibilité pour X Corp de revenir devant la justice américaine sur ce même dossier, mais le droit d’appel lui est également refusé.
X face à des défis persistants et nouveaux scandales
Ironie du sort, malgré cette défaite judiciaire et une passe d’armes verbale marquée par les déclarations enflammées d’Elon Musk, qui assimilait le litige à une véritable guerre, la plateforme affirme depuis janvier 2026 avoir reconquis presque tous ses principaux clients annonceurs. Reste que le groupe, désormais filiale de xAI, doit faire face à des controverses inédites : son assistant conversationnel basé sur l’intelligence artificielle, baptisé Grok, est notamment soupçonné de générer des images inappropriées impliquant des mineurs. Une crise dont les répercussions pourraient s’avérer bien plus lourdes pour l’avenir du réseau social.