En bref
- Edward Berger travaille activement sur World War Z 2
- Brad Pitt reviendra dans le rôle de Gerry Lane
- Le studio relance une franchise au passé très chaotique
La vraie bonne nouvelle autour de World War Z 2, ce n’est pas seulement qu’il existe enfin. C’est le cap affiché. Edward Berger, désormais aux commandes, explique qu’il veut un film qui fasse avancer l’histoire, apporte du neuf et parle aussi de notre époque. Pour une franchise qui a longtemps ressemblé à un accident industriel rentable, ce n’est pas rien.
Une suite pensée pour ne pas rater sa cible
Invité d’un podcast, Edward Berger a expliqué que la suite pourrait bien prendre la forme d’un très gros blockbuster, mais à une condition, avoir le bon script. Le scénario est encore en travail, et le réalisateur insiste sur un point assez simple, ne pas décevoir les fans.
Il a même formulé l’ambition assez clairement, avec cette idée de livrer quelque chose de nouveau, capable de prolonger le film et son univers, tout en disant quelque chose du présent. Bref, pas juste un retour automatique de licence. Et ça, pour un film de zombies lancé en 2013, c’est probablement la meilleure promesse possible.
Le retour d’un énorme succès, mais avec prudence
Car oui, le premier World War Z reste un cas à part. Sorti en 2013, il est encore présenté comme le plus gros succès du cinéma de zombies. Le film avait rapporté environ 497 millions d’euros (540 millions de dollars) dans le monde, dont environ 186 millions d’euros (202 millions de dollars) sur le marché américain.
Mais ce carton ne racontait qu’une partie de l’histoire. Avec un budget estimé à plus de 184 millions d’euros (200 millions de dollars) au moment de sa sortie, la marge restait mince pour un blockbuster de cette taille. Autrement dit, succès public, oui. Succès confortable, beaucoup moins.
Dans ce nouveau volet, Brad Pitt reviendra bien en Gerry Lane, l’enquêteur des Nations unies. Et Paramount-Skydance a relancé le chantier, plus de dix ans après. Quand même, ce délai en dit long.
Le vrai fantôme du projet, c’est le chaos du premier tournage
Si cette suite a mis autant de temps à se concrétiser, c’est aussi parce que le premier film a été très compliqué à terminer. La grande bataille prévue pour le troisième acte a été abandonnée. À la place, des reshoots tardifs ont redessiné la fin autour d’un climax plus petit, davantage basé sur la science et la tension que sur l’action pure.
Et ce n’était pas le seul problème. Pendant le tournage en Hongrie, les armes factices destinées à l’acte final avaient été saisies par les autorités, considérées comme de la contrebande. Les coûts ont ensuite poussé des dirigeants de Paramount, dont Marc Evans, à reprendre la main, en retirant notamment une partie des décors internationaux et des éléments politiques, en particulier liés à la Russie.
Le premier film, mis en scène par Marc Forster, a donc survécu à peu près contre toute logique. Si Paramount-Skydance remet aujourd’hui de l’argent sur la table, l’enjeu n’est pas seulement de refaire grand. C’est de prouver qu’une franchise peut apprendre de son propre chaos.