En bref
- Quatre séries pour l’après The Boys
- Moins d’héroïsme, plus de satire
- Invincible reste la recommandation clé
Si The Boys vous manque, ce n’est pas juste pour ses capes ou ses bastons. C’est parce que la série a cassé une mécanique usée, celle du super-héros forcément admirable. Et c’est là que ces quatre titres deviennent intéressants, chacun à sa façon, en reprenant ce même plaisir du contre-pied.
Quand le super-héros cesse d’être un modèle
Avec Misfits, on est loin du sauvetage de la planète. La série suit des jeunes délinquants condamnés à des travaux d’intérêt général, frappés par une étrange tempête qui leur donne des pouvoirs. Sauf qu’ils restent égoïstes, impulsifs et souvent incapables de gérer leur propre vie, encore moins leurs capacités. Résultat, ils utilisent souvent ces dons pour régler des problèmes personnels, et très mal.
C’est justement ce qui fait son sel. On retrouve cette idée chère à The Boys, avoir des pouvoirs ne fait pas de vous un héros. En plus, Misfits assume un humour acide et une violence inattendue, même à une échelle plus modeste.
Dans un registre plus musclé, Peacemaker joue la même partition. Créée par James Gunn, la série suit Christopher Smith, incarné par John Cena, un justicier obsédé par la paix, au point de tuer tous ceux qu’il considère comme une menace. Après les événements de The Suicide Squad, il rejoint une nouvelle opération gouvernementale, entouré d’agents à peine plus stables que lui, tout en affrontant son passé et sa relation compliquée avec son père.
Des séries qui n’essaient jamais d’arrondir les angles
Il y a aussi Preacher, sans doute la proposition la plus déroutante du lot. On y suit Jesse Custer, un prêcheur texan joué par Dominic Cooper, possédé par une entité surnaturelle qui lui permet d’ordonner n’importe quoi à n’importe qui. Avec son ex, Tulip, incarnée par Ruth Negga, et Cassidy, vampire irlandais interprété par Joseph Gilgun, il part carrément à la recherche de Dieu.
Sur le papier, le mélange entre Ciel, Enfer, figures bibliques et satire religieuse peut sembler moins accessible. Mais la série compense par une vraie liberté de ton. Bizarre, provocante, violente, elle ne cherche jamais à se calmer pour plaire au plus grand nombre. Et ça, clairement, les fans de The Boys connaissent bien.
La recommandation la plus évidente, même en animation
Reste Invincible, la recommandation la plus solide du lot. Oui, c’est de l’animation. Mais si vous aimez The Boys, difficile de passer à côté. Adaptée du comics de Robert Kirkman, la série suit Mark Grayson, ado qui développe enfin des pouvoirs et espère marcher dans les pas de son père, Nolan, alias Omni-Man, considéré comme l’un des plus grands héros de la Terre.
Bon, la série ne s’arrête pas à ses moments choc. Elle montre aussi les dégâts très concrets causés par ces pouvoirs, des combats d’une violence extrême, des héros aux intentions douteuses, puis tout ce que cela abîme autour. Mais elle tient surtout par sa dimension humaine, la relation père-fils, les tensions familiales, et ce tiraillement entre vie ordinaire et responsabilités hors norme. En gros, c’est peut-être la plus proche parente de The Boys, et pas seulement pour l’hémoglobine.