En bref
- Le premier vol commercial du nouveau vaisseau Delta, initialement prévu fin 2026, est désormais attendu au plus tôt en février 2027.
- Ce retard vient d’une accumulation de problèmes d’installation et de réglages, parfois de quelques millièmes de pouce.
- Malgré cela, Virgin Galactic maintient son objectif de deux vaisseaux et 10 vols mensuels au deuxième trimestre 2027.
Le problème, ce n’est pas une énorme panne hollywoodienne. Chez Virgin Galactic, ce sont des centaines de petits ajustements qui ont fini par peser lourd, assez lourd pour repousser le premier vol commercial de son nouveau vaisseau à février 2027, au plus tôt.
Un retard né de détails, mais pas de détails anodins
Pendant un point sur les résultats, Michael Colglazier, le patron de Virgin Galactic, a expliqué que le report ne venait pas d’un seul bug critique. Le vrai souci, c’est une somme de tâches d’installation jugées petites, mais importantes. Des composants se retrouvent parfois un peu trop hauts ou un peu trop bas, de quelques millièmes de pouce. Pris séparément, ça semble gérable. Mis bout à bout, ça casse tout le timing. Et dans l’aérospatial, on évite quand même de bricoler au dernier moment.
Le programme Delta remplace une activité mise en pause
Ce retard compte d’autant plus que Virgin Galactic a déjà mis son activité passagers entre parenthèses pour préparer la suite. L’entreprise a arrêté ses voyages suborbitaux en 2024, après sept vols commerciaux réussis, pour se concentrer sur sa nouvelle génération de vaisseaux, la classe Delta.
Le plan initial était plus agressif. Des tests devaient s’enchaîner dans les prochains mois, avant un premier vol commercial au quatrième trimestre 2026. Ce ne sera pas le cas. À la place, Virgin Galactic dit vouloir lancer des essais au sol plus tard ce mois-ci, histoire de fiabiliser l’ensemble avant d’aller plus loin. Bref, le calendrier glisse, mais la logique reste la même, verrouiller la machine avant de vendre le rêve.
Des billets déjà vendus, et un rythme très ambitieux
Et c’est là que ça devient intéressant. Malgré ce décalage, Virgin Galactic a déjà écoulé plus de 50 billets pour ses futurs vols touristiques suborbitaux, à environ 645.000 euros (750.000 dollars) l’unité. Cela représente plus de 43 millions d’euros (50 millions de dollars) de réservations sur cette tranche mise en vente en mars.
Michael Colglazier estime que les finances devraient tenir le choc. Un deuxième vaisseau est déjà en production et doit lui aussi rejoindre les vols commerciaux au deuxième trimestre 2027. L’objectif affiché par l’entreprise, c’est carrément d’atteindre 10 vols par mois d’ici la fin de ce trimestre-là. Ambitieux, oui. Mais au moins, le cap est clair.
Le vaisseau n’a même pas encore son nom
Petit détail assez révélateur, ce nouveau vaisseau n’a toujours pas de nom officiel. Virgin Galactic a ouvert un vote public, avec quatre options seulement, Horizon, Ascend, Apeiron et Explorer.
Pas de place pour un nom troll à la Boaty McBoatface. Pour un engin censé relancer les ambitions de la boîte, ils jouent la sécurité jusqu’au bout.