En bref
- Un port USB peut aller de 480 Mb/s en USB 2.0 à 80 Gb/s en USB4 2.0.
- Les appellations USB 3.0, 3.1 et 3.2 ont été plusieurs fois renommées.
- Depuis 2022, les mentions USB 5Gbps, 10Gbps et 20Gbps rendent le débit plus lisible.
Vous avez déjà vu un port USB-C et pensé, un port USB reste un port USB. Mauvais réflexe. Entre les vieux logos, les couleurs pas toujours fiables et les noms changés en route, on peut très vite brancher au mauvais endroit, ou pire, acheter le mauvais câble.
Le trident, utile mais loin d’être suffisant
Le symbole en forme de trident, c’est le repère historique de l’USB, là depuis la fin des années 1990. Quand il apparaît seul, il désigne généralement de l’USB 2.0, lancé en 2000. À l’époque, ses 480 Mb/s passaient pour rapides. Aujourd’hui, c’est surtout bon pour une souris, un clavier, bref tout ce qui ne dépend pas du débit.
Ensuite, ça se complique. L’USB Implementers Forum, le groupe qui gère la norme, a empilé les révisions et les renommages. USB 3.0 offrait 5 Gb/s en 2008, USB 3.1 est monté à 10 Gb/s en 2013, puis USB 3.2 a poussé à 20 Gb/s en 2017. On a aussi eu droit aux labels SuperSpeed, SuperSpeed+ et à des appellations du genre Gen 1×1, avant un retour à quelque chose de plus lisible depuis 2022, USB 5Gbps, USB 10Gbps et USB 20Gbps. Franchement, il était temps.
Les couleurs aident, sauf quand elles embrouillent
Un port noir ou blanc pointe vers de l’USB 2.0. Le bleu, lui, reste la couleur officielle la plus courante pour l’USB 5 Gb/s, même si certains fabricants l’utilisent aussi pour des générations plus rapides.
Et là, ça part un peu en freestyle. Le rouge signale souvent de l’USB 10 ou 20 Gb/s, avec en prime une alimentation qui peut rester active PC éteint. Le jaune fait parfois la même chose côté alimentation, sur de l’USB 2.0 ou 5 Gb/s. Le violet existe aussi, mais chez quelques constructeurs seulement. C’est pour ça que les fabricants sont désormais encouragés à miser sur les symboles plutôt que sur la couleur.
USB4 change la donne, pas la confusion du connecteur
Le standard le plus récent, c’est USB4. La première version, arrivée en 2019, grimpe à 20 ou 40 Gb/s. Son logo reprend le trident avec le chiffre 20 ou 40, plus un demi-cercle. Puis USB4 2.0, débarqué en 2022, est monté à 80 Gb/s.
Le piège, c’est le connecteur. USB4 impose de l’USB-C, oui. Mais tous les câbles USB-C ne sont pas rapides pour autant. Le format ne dit rien, à lui seul, de la norme cachée dessous. Exemple concret, transférer 100 Go prend environ 28 minutes en USB 2.0, 2 minutes 40 en USB 5 Gb/s, et 20 secondes en USB4. Ce n’est plus la même ligue.
Les autres logos qui comptent vraiment
Si vous voyez l’éclair de Thunderbolt, gardez l’œil ouvert. Depuis Thunderbolt 3, la techno passe par l’USB-C et les câbles, plus chers, savent gérer transfert rapide, sortie vidéo et charge adaptative. Les appareils Thunderbolt 4 doivent même pouvoir sortir sur deux écrans 4K, là où USB4 prend en charge la vidéo sans garantir cette définition.
Autre logo utile, la batterie ou la mention PD pour Power Delivery. C’est le port à privilégier pour recharger un laptop avec un câble compatible. Et pour la vidéo via DisplayPort Alt Mode, cherchez le logo DisplayPort. En gros, pour comprendre un port USB, il faut regarder trois choses, le connecteur, le débit, et les fonctions en plus. Si le marquage reste flou, direction la fiche technique. C’est moins sexy qu’unboxing un câble, mais bien plus sûr.