En bref
- Twitter.now devient Tweet.app après l’interdiction d’utiliser le nom Twitter.
- Le mot « tweet » et le logo de l’oiseau restent toutefois utilisables.
- Tweet.app attire déjà 172.000 utilisateurs, mais le procès est loin d’être terminé.
Le retour de Twitter version clone prend déjà un virage serré. Lancée la semaine dernière sous le nom Twitter.now, la plateforme d’Operation Bluebird s’appelle désormais Tweet.app, à la suite d’une première décision rendue par un tribunal fédéral américain. Et franchement, ce simple changement de nom dit tout, le projet avance, mais sur une ligne de crête juridique.
Un changement de nom éclair, et ce n’est pas un détail
La startup avait lancé son réseau social avant même que le juge ne tranche sur une demande d’injonction préliminaire pour atteinte à la marque. Mauvais timing, ou timing très calculé, selon l’angle que vous choisissez.
Cette semaine, le juge fédéral Colm Connolly a rendu une première décision. Résultat, Operation Bluebird ne peut plus exploiter le nom Twitter. Le service a donc basculé vers Tweet.app, un rebranding express qui sent plus la survie que le grand plan marketing.
Le mot Twitter bloqué, mais tweet et l’oiseau survivent
Sur le fond, la décision est assez limpide. Le tribunal estime que l’usage du nom Twitter créerait une confusion chez les consommateurs et porterait atteinte aux marques existantes. Autrement dit, impossible de rejouer l’ancien branding presque à l’identique.
Mais le même juge considère aussi que X a probablement abandonné le mot tweet ainsi que le logo de l’oiseau. Et là, le dossier devient quand même assez savoureux, parce que c’est précisément une partie de l’ADN historique de la plateforme qui redevient exploitable par d’autres.
Sur sa FAQ, Tweet.app affirme d’ailleurs que la cour fédérale a refusé d’interdire son usage de la marque Tweet et du logo oiseau, en estimant qu’elle pourrait probablement démontrer leur abandon par X Corp.
Une attente massive avant même l’ouverture
Pour l’instant, le site de Tweet.app est bien en ligne, mais le service n’accueille encore que des inscriptions sur liste d’attente. Pas de réseau social ouvert au public, donc. Juste une machine à capter l’intérêt, et visiblement ça marche.
D’après TechCrunch, plus de 172.000 personnes se sont déjà inscrites et ont demandé un pseudo. La réservation d’un handle coûte environ 18 euros (20 dollars). Il existe aussi une formule Fighter à environ 37 euros (40 dollars), avec les avantages fondateur, un numéro de fondateur, un badge dédié et un badge lance-pierre exclusif. Oui, le clin d’œil militant est assumé.
Le dossier est loin d’être plié
Il faut quand même garder un point en tête. Cette décision ne concerne que la demande d’injonction préliminaire. Le litige sur la contrefaçon de marque, lui, continue.
Tweet.app précise que l’affaire doit encore aller jusqu’au procès. Donc non, la bataille n’est pas finie. Mais une chose est déjà actée, le nom Twitter reste verrouillé, pendant que tout ce qui faisait son imaginaire redevient, petit à petit, du loot contesté.