Tom Hanks évincé du film Super Mario Bros. de 1993 pour une raison inattendue et décevante

Image d'illustration. Super Mario Bros.Sinergi Pictures / PR-ADN
En 1993, Tom Hanks n’a pas obtenu de rôle dans l’adaptation cinématographique de Super Mario Bros. Malgré sa renommée croissante à l’époque, une raison malheureuse a conduit les producteurs à écarter l’acteur du projet emblématique.
Tl;dr
- Le film « Super Mario Bros. » a failli être porté par Tom Hanks.
- L’échec du film a coïncidé avec l’essor de la carrière de Hanks.
- Bob Hoskins fut finalement choisi pour incarner Mario.
Un choix de casting inattendu pour un film culte
En 1993, le cinéma s’est aventuré sur un terrain surprenant avec « Super Mario Bros. », adaptation libre et chaotique des jeux vidéo Nintendo. Le film, mis en scène par Annabel Jankel et Rocky Morton, s’éloigne radicalement de l’univers coloré des jeux, plongeant les spectateurs dans une cité cyberpunk sombre, peuplée d’humains-dinosaures et envahie de spores fongiques – un choix esthétique rappelant le travail de David L. Snyder sur « Blade Runner ». Le résultat ? Un long-métrage déconcertant devenu objet de culte auprès d’une frange de cinéphiles.
L’ombre d’un autre Mario : Tom Hanks évincé du projet
Peu s’en est fallu pour que Tom Hanks, alors considéré comme un acteur « toxique au box-office », n’incarne ce célèbre plombier moustachu. Selon l’ouvrage « Super Mario: How Nintendo Conquered America » de Jeff Ryan, le studio hésitait entre lui et un autre profil, conscient du talent de Hanks pour camper des personnages bourrus, mais attachants – une veine déjà explorée dans des films comme « Cast Away » ou « Catch Me If You Can ». Cependant, certains dirigeants jugèrent ses prétentions salariales excessives. La production opta finalement pour Bob Hoskins, dont la ressemblance physique et la sincérité populaire apportaient une touche plus rugueuse à Mario, face à un John Leguizamo décontracté dans le rôle de Luigi.
L’échec du film, tremplin inespéré pour Hanks
Paradoxalement, ce refus allait précéder l’explosion de la carrière d’Hanks. À l’époque, il sortait tout juste d’une période trouble : après deux comédies au succès mitigé (« Les Banlieusards » et « Turner & Hooch »), il avait enchaîné les revers financiers avec « Joe contre le volcan » et surtout l’échec retentissant du « Bûcher des vanités ». Mais dès 1992, tout bascule grâce à son interprétation marquante dans « Une équipe hors du commun », où il campe Jimmy Dugan, entraîneur bourru, mais touchant – preuve supplémentaire de son habileté à jouer les râleurs sympathiques.
Pour mesurer ce tournant décisif, on peut rappeler quelques jalons :
- S’ensuit le triomphe romantique de « Nuits blanches à Seattle » aux côtés de Meg Ryan.
- Puis deux Oscars consécutifs : « Philadelphia », suivi du phénomène mondial « Forrest Gump ».
- Dès lors, Hanks devient l’un des piliers majeurs du cinéma américain.
L’ironie d’un rendez-vous manqué
Avec le recul, difficile de ne pas voir dans cette éviction une incroyable chance pour Tom Hanks. Tandis que « Super Mario Bros. » reste associé à son statut d’ovni cinématographique, la star américaine a su transformer ce revers initial en une série impressionnante de succès critiques et populaires. Un destin paradoxalement modelé par une absence… qui aura tout changé.