En bref
- La musique a marqué les fans dès le pilote
- Seth MacFarlane voulait un rendu de long-métrage
- Les effets ne devaient pas baisser ensuite
Le premier signal envoyé par The Orville, ce n’est pas seulement son vaisseau ni son humour. C’est sa musique. Et c’est précisément ce qui a ravi Seth MacFarlane, qui a vu beaucoup de spectateurs repérer ce soin dès le pilote.
Une série qui voulait sonner comme un film
En 2017, auprès de Forbes, Seth MacFarlane expliquait que The Orville faisait appel à un orchestre complet de 75 musiciens pour sa partition. L’idée était simple, mais coûteuse, donner à chaque épisode un habillage sonore de cinéma, pas une simple musique de série télé posée en fond.
Il disait avoir été particulièrement heureux de voir les réactions arriver très vite sur Twitter. Les gens avaient compris, tout de suite, que le score avait une place centrale dans l’identité de la série. Il le formulait clairement dans une phrase qui résume bien son ambition : « Nous la mettons en musique comme un film. […] J’ai été ravi du nombre de gens qui l’ont remarqué dans le pilote sur Twitter, donc nous recevons beaucoup de commentaires sur la musique, ce qui est toujours très gratifiant. Nous y mettons vraiment autant d’efforts que dans les effets. »
Pas juste une parodie spatiale
Ce détail compte parce que The Orville a toujours joué sur un contraste un peu délicat. À la surface, c’est une comédie, avec des personnages larges, des blagues parfois très appuyées et une lumière franche qui évoque presque la sitcom. Mais dessous, on trouve une vraie série de science-fiction optimiste, curieuse de la science et tournée vers l’exploration.
C’est aussi pour ça qu’on la rapproche souvent de Star Trek, et plus précisément de Star Trek: The Next Generation. Le lien n’a rien d’accidentel. Seth MacFarlane voulait manifestement faire ce type de programme depuis longtemps, lui qui jouait déjà dans des fan films Star Trek adolescent, avant d’apparaître plus tard dans Star Trek: Enterprise.
Même le design du vaisseau principal ne cherche pas la blague. Il pourrait presque exister tel quel dans l’univers Star Trek.
MacFarlane voulait éviter l’effet pilote trompeur
L’autre promesse, c’était la tenue visuelle sur la durée. Seth MacFarlane expliquait qu’un bon nombre de séries de science-fiction dépensent énormément sur leur premier épisode, puis se replient ensuite sur des épisodes d’intérieur, bien moins spectaculaires. Il citait même implicitement un travers fréquent dans Star Trek, avec les fameux bottle episodes, centrés sur peu de décors.
Sur The Orville, il promettait l’inverse. Les effets du pilote ne devaient pas rester une vitrine sans lendemain. Cette constance, selon lui, concernait autant le CGI que le maquillage, les décors ou les accessoires. Et c’est sans doute là que la série a trouvé sa place, entre hommage sincère et production très soignée. Pour la télé de science-fiction, ce genre de promesse tenue, ça pèse toujours plus qu’un joli pilote.